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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pour son premier long-métrage, La mécanique de l’ombre, Thomas Kruithof s’attaque à un genre assez peu courant en France : le polar politique. Un film stylisé et à la mise en scène captivante.

 

"La mécanique de l'ombre", un film de Thomas Kruithof

Deux ans après un « burn-out », Duval est toujours au chômage. Contacté par un homme d’affaire énigmatique, il se voit proposer un travail simple et bien rémunéré : retranscrire des écoutes téléphoniques. Aux abois financièrement, Duval accepte sans s’interroger sur la finalité de l’organisation qui l’emploie. Précipité au cœur d’un complot politique, il doit affronter la mécanique brutale du monde souterrain des services secrets.

 

 

Le cinéma français n’a jamais vraiment su prendre à bras le corps la fiction politique, là où les Américains n’hésitent pas à surfer sur l’actualité la plus brûlante (Les hommes du président, Citizenfour, Zero Dark Thirty…). A la fin des années 70, Henri Verneuil signe un chef d’œuvre avec I comme Icare et certains exemples récents ont montré que les cinéastes français étaient capables de s’attaquer au polar politique (L’exercice de l’Etat, Le grand jeu). Pour son premier long-métrage, Thomas Kruithof a choisi une intrigue au sein des services secrets avec un personnage d’employé au plus bas de l’échelle mais pris dans une tourmente qui le dépasse.

 

François Cluzet prête ses traits au personnage de Duval, un comptable un peu terne et au chômage après une dépression. Quand il se retrouve « scribe » d’écoutes (dont il ignore qui les commandite), il est pris peu à peu dans un piège kafkaïen. La mise en scène est d’une grande sobriété (peu de dialogues et peu d’effets), les décors rappelant autant Hitchcock que les polars des années 70 (Conversation secrète en tête). Si le scénario prend parfois des chemins peu crédibles, le film tient bon grâce à une tension parfaitement gérée par le réalisateur qui fait preuve d’une réelle personnalité. Un premier film très prometteur.

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