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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Pablo Larrain détourne le biopic et joue avec le personnage du poète politique dans Neruda. Un film décalé et audacieux qui ne séduit pourtant pas toujours.

"Neruda", un film de Pablo Larrain

1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète. Neruda et son épouse, la peintre Delia del Carril, échouent à quitter le pays et sont alors dans l’obligation de se cacher. Il joue avec l’inspecteur, laisse volontairement des indices pour rendre cette traque encore plus dangereuse et plus intime. Dans ce jeu du chat et de la souris, Neruda voit l’occasion de se réinventer et de devenir à la fois un symbole pour la liberté et une légende littéraire.

 

 

Depuis ses débuts, le réalisateur chilien Pablo Larrain s’intéresse au passé de son pays et aux grandes figures qui en ont fait l’histoire. Quatre ans après No, il s’attaque à l’une des personnalités les plus emblématiques du Chili, Pablo Neruda, poète et sénateur communiste admiré et redouté pour ses idées en pleine Guerre Froide. Au biopic traditionnel, Larrain préfère un film basé sur le jeu, qui réinvente la fuite du poète dans les Andes à la fin des années 40.

 

Souvent burlesque, parfois même carnavalesque, le film ne manque pas d’idées et Pablo Larrain fait du poursuivant de Neruda, Oscar Peluchonneau (Gael Garcia Bernal, convaincant), un personnage plus fantasmé que réel et qui pose une question : qui mène la danse entre le traqueur et le traqué ? En dépit de ces qualités, le film se perd trop souvent dans un second degré pas vraiment opportun et passe à côté d’un sujet pourtant passionnant.

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