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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Juan Antonio Bayona signe avec Quelques minutes après minuit un conte fantastique sur le deuil. Les effets spéciaux, magnifiques, ne parviennent pas à combler les manques d’un scénario cousu de fil blanc.

"Quelques minutes après minuit", un film de Juan Antonio Bayona

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité.

 

 

Après le succès mondial de son premier film, L’orphelinat, le réalisateur espagnol Juan Antonio Bayona a été logiquement courtisé par Hollywood. Quelques minutes après minuit marque son retour au conte fantastique après un détour par le (mauvais) film catastrophe The Impossible. Adapté du roman de Patrick Ness, le film a pour héros un adolescent tourmenté qui voit apparaître un monstre à 00h07 presque chaque nuit.

 

S’il y a quelque chose que maîtrise Bayona, ce sont bien les effets spéciaux, ici encore de toute beauté, et plus encore les parties animées (somptueuses aquarelles) illustrant les histoires narrées par un « monstre » pas si effrayant. En revanche, comme d’habitude, le réalisateur retombe dans le travers du sentimentalisme. Comme si une mère mourante, un père absent et une grand-mère autoritaire ne suffisaient pas, le jeune homme est persécuté par un camarade de classe. Le scénario, balisé d’un bout à l’autre, ne réserve aucune surprise mais l’ensemble est rendu supportable par l’interprétation de qualité (Sigourney Weaver en tête).

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