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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Gore Verbinski revient au thriller horrifique avec A cure for life, porté par le charismatique Dane DeHaan. Quelques longueurs et un final décevant, mais une mise en scène bluffante et une grande beauté formelle.

"A cure for life", un film de Gore Verbinski

Lockhart, jeune cadre ambitieux, est lancé sur la trace de son patron disparu dans un mystérieux centre de bien-être en Suisse. Pris au piège de l’Institut et de son énigmatique corps médical, il découvre peu à peu la sinistre nature des soins proposés aux patients. Alors qu’on lui diagnostique le même mal qui habite l’ensemble des pensionnaires, Lockhart n’a plus d’autres choix que de se soumettre à l’étrange traitement délivré par le centre…la Cure.

 

 

Réalisateur du remake du film culte japonais Ring, Gore Verbinski a connu un succès planétaire avec sa saga Pirates des Caraïbes avant de boire le bouillon avec son accident industriel Lone Ranger. Il revient par la petite porte avec A cure for life – titre un peu absurde pour le marché français en lieu et place du plus évocateur A cure for wellness en VO. Ce film mêlant thriller horrifique et fable fantastique peut compter sur une mise en scène spectaculaire.

 

Revenant aux codes classiques du genre, Gore Verbinski situe son conte gothique dans un sanatorium au cœur des Alpes, angoissant comme les orphelinats isolés, étouffant comme l’enceinte d’une secte avec un gourou inquiétant, une jeune fille étrange et des expérimentations scientifiques douteuses. On pense parfois à Shutter Island de Scorsese, version série B, d’autant que Dane DeHaan a des faux airs troublants de Leonardo DiCaprio. L’atmosphère lugubre est servie par une mise en scène soignée (belle photographie de Bojan Bazelli, chef op du King of New York de Ferrara) et le charisme étrange de Dane DeHaan et Mia Goth (repérée dans Nymphomaniac de Lars Von Trier). Un peu long (2h27), le film se tient pourtant bien pendant près de deux heures avant un dénouement grand-guignolesque qui sape un peu le travail assez réjouissant opéré jusque-là.

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