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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le rendez-vous annuel du cinéma français vient de s’achever et consacre en toute logique Elle de Paul Verhoeven.

César 2017 : le palmarès

Jérôme Commandeur a la lourde tâche de succéder à Florence Foresti, qui a excellé à l’animation des César en 2016. Après un sketch vraiment très drôle en introduction, l’acteur-réalisateur a rendu hommage à George Michael en proposant une chorégraphie sur Wake me up before you go-go. Changement de salle cette année, c’est Pleyel qui accueille la cérémonie, à quelques kilomètres du Théâtre du Châtelet habituel. A noter un sketch hilarant avec Nathalie Baye, sidérante d’autodérision. Malheureusement, le reste de la cérémonie fut bien terne en comparaison avec la folie et l’énergie déployée par Florence Foresti.

 

Le palmarès aura déjoué quelques pronostics. Divines fait partie des grands gagnants avec trois trophées (premier film, actrice dans un second rôle, espoir féminin), tout comme Juste la fin du monde (réalisation, acteur et montage). Isabelle Huppert reçoit évidemment (enfin !) son second César de la meilleure actrice pour son rôle dans Elle, César du meilleur film. Xavier Dolan est sacré meilleur réalisateur pour son immense Juste la fin du monde – et c’est mérité. Gaspard Ulliel gagne le match retour contre Pierre Niney (le Saint Laurent gagnant de 2015), il est sacré meilleur acteur pour Juste la fin du monde.

 

Niels Schneider reçoit le César du meilleur espoir masculin pour le magnifique Diamant noir d’Arthur Harari. Sans surprise, Oulaya Amamra est sacré meilleur espoir féminin, elle est le principal atout de Divines, film un peu surestimé.

 

Les grands favoris, Elle et Frantz, avec 11 nominations chacun, repartent avec deux récompenses majeures (film et actrice) pour le premier et une statuette technique (photo) pour le second. D’autres multi-nominés sont carrément bredouilles : Ma Loute, Victoria, Mal de pierres et Les innocentes.

 

Xavier Dolan empoche le meilleur montage pour Juste la fin du monde, phénomène assez rare (mais pas inédit) pour un réalisateur dans cette catégorie.

 

François Ruffin a fait un discours très politique à l’occasion de son César du meilleur documentaire (Merci Patron !) dans une catégorie particulièrement riche en films de qualité. Côté animation, c’est le petit chef-d’œuvre Ma vie de Courgette qui s’impose – également meilleure adaptation.

 

On peut se réjouir, enfin, de voir les femmes auteurs largement récompensées : Houda Benyamina (premier film), Alice Diop et Maïmouna Doucouré (court-métrage), Solveig Anspach à titre posthume et Céline Sciamma (scénario). Ce n’est pas si souvent que la profession reconnaît les réalisatrices et scénaristes.

 

 

VIVE LE CINEMA !

 

 

MEILLEUR FILM : Elle de Paul Verhoeven

 

MEILLEURE REALISATION : Xavier Dolan (Juste la fin du monde)

 

MEILLEURE ACTRICE : Isabelle Huppert (Elle)

 

MEILLEUR ACTEUR : Gaspard Ulliel (Juste la fin du monde)

 

MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL : Solveig Anspach et Jean-Luc Gaget (L’effet aquatique)

 

MEILLEURE ADAPTATION : Céline Sciamma (Ma vie de Courgette)

 

MEILLEURE ACTRICE DANS UN SECOND RÔLE : Déborah Lukumuena (Divines)

 

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE : James Thierrée (Chocolat)

 

MEILLEUR ESPOIR FEMININ : Oulaya Amamra (Divines)

 

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN : Niels Schneider (Diamant noir)

 

MEILLEUR PREMIER FILM : Divines de Houda Benyamina

 

MEILLEURE PHOTOGRAPHIE : Pascal Marti (Frantz)

 

MEILLEURS COSTUMES : Anaïs Romand (La danseuse)

 

MEILLEURS DECORS : Jérémie D. Lignol (Chocolat)

 

MEILLEUR MONTAGE : Xavier Dolan (Juste la fin du monde)

 

MEILLEUR SON : Marc Engels, Fred Demolder, Sylvain Réty, Jean-Paul Hurier (L’odyssée)

 

MEILLEURE MUSIQUE ORIGINALE : Ibrahim Maalouf (Dans les forêts de Sibérie)

 

MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE : Merci Patron ! de François Ruffin

 

MEILLEUR long-métrage d’ANIMATION : Ma vie de Courgette de Claude Barras

 

MEILLEUR court-métrage d’ANIMATION : Celui qui a deux âmes de Fabrice Luang Vija

 

MEILLEUR COURT-METRAGE : ex aequo Maman(s) de Maïmouna Doucouré et Vers la tendresse d’Alice Diop

 

MEILLEUR FILM ETRANGER : Moi, Daniel Blake de Ken Loach

 

CESAR D’HONNEUR : Jean-Paul Belmondo et George Clooney

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