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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Les rappeurs Hamé et Hekoué signent Les derniers parisiens, leur premier long-métrage, tourné à Pigalle. Un portrait en creux de ce célèbre quartier de la capitale, autrefois interlope et aujourd’hui gentrifié. Pas assez convaincant.

"Les derniers parisiens", un film de Hamé et Ekoué

Tout juste sorti de prison, Nas revient dans son quartier, Pigalle, où il retrouve ses amis et son grand frère Arezki, patron du bar Le Prestige. Nas est décidé à se refaire un nom et Le Prestige pourrait bien lui servir de tremplin…

 

 

Pigalle et tout l’imaginaire collectif qui entoure ce quartier parisien sont au cœur de nombreux films et séries. Membres du groupe La Rumeur, Hamé et Ekoué, qui vivent non loin, ont décidé d’y ancrer leur premier long-métrage. Mieux, les rues entourant le Moulin Rouge en sont même le personnage principal. Entre joueurs de bonneteau, bistrotiers et bandes de potes, le film se perd dans une intrigue peu convaincante.

 

La caméra à l’épaule se balade entre les discussions enflammées devant un match de foot, les trafics en tout genre, les retrouvailles à la sortie de prison et un quartier en pleine mutation. Autrefois, Pigalle représentait ce que Paris avait de plus subversif, parfois de marginal, avant de connaître, comment la plupart des arrondissements populaires de la capitale le phénomène de gentrification. Une nouvelle population, plus aisée, a envahi les rues autour de la station Blanche ou de la Rue Fontaine et a transformé la vie même à Pigalle. A sa sortie de prison, Nas (Reda Kateb) en fait le constat amer. Le film de Hamé et Ekoué séduit par son désir de mettre en avant les « derniers parisiens » issus de cette culture populaire mais manque trop d’une structure narrative et d’une écriture solide pour relever le défi du long-métrage. Les meilleures séquences restent celles prises sur le vif ou tournées comme telles (l’arnaque au bonneteau, le marché noir…). Peut-être l’angle du documentaire aurait-il été plus pertinent.

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