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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Stephan Streker s’est inspiré d’une histoire vraie pour son troisième long-métrage, Noces, abordant les mariages forcés. La chronique dramatique d’une jeune fille tiraillée entre modernité et tradition. Subtilement mis en scène et interprété.

"Noces", un film de Stephan Streker

Zahira, belgo-pakistanaise de dix-huit ans, est très proche de chacun des membres de sa famille jusqu’au jour où on lui impose un mariage traditionnel. Ecartelée entre les exigences de ses parents, son mode de vie occidental et ses aspirations de liberté, la jeune fille compte sur l’aide de son grand frère et confident, Amir.

 

 

Stephan Streker aborde le sujet délicat des mariages forcés dans ce nouveau film inspiré d’un fait divers. En parallèle de ses activités de journaliste sportif et culturel, le réalisateur belge a publié un essai sur Serge Gainsbourg ou signé un court-métrage sur la boxe. Repérée dans le téléfilm de Xavier Durringer sur la radicalisation de jeunes Français (Ne m’abandonne pas), Lina El Arabi porte le film avec grâce et nuances.

 

Malgré son sujet brûlant, Noces ne se présente pas comme un film coup de poing. La mise en scène stylisée place le film à distance du documentaire et l’ancre dans la fiction. Le réalisateur ne condamne aucun personnage, aussi discutables soient-ils, et tente de « donner à comprendre » le déchirement de Zahira, entre la culture pakistanaise de ses parents et sa vie européenne. La religion apparaît comme ce qui contraint mais pourtant Zahira ne renie jamais sa foi (elle prie régulièrement) ni ses parents (elle accepte tant de compromis pour eux). Sur une réalité qui glace le sang, le film dresse un constat terrible mais amoral – et cette volonté de comprendre est la bienvenue.

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