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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Guillaume Canet met en scène sa crise de la quarantaine dans un nouveau film plein d’autodérision, Rock’n’roll. Malgré quelques longueurs, l’ensemble est drôle et parfois même surprenant.

"Rock'n'roll", un film de Guillaume Canet

Guillaume Canet, 43 ans, est épanoui dans sa vie, il a tout pour être heureux. Sur un tournage, une jolie comédienne de 20 ans va le stopper net dans son élan, en lui apprenant qu’il n’est pas très « Rock », qu’il ne l’a d’ailleurs jamais vraiment été, et pour l’achever, qu’il a beaucoup chuté dans la « liste » des acteurs qu’on aimerait bien se taper… Sa vie de famille avec Marion, son fils, sa maison de campagne, ses chevaux, lui donnent une image ringarde et plus vraiment sexy… Guillaume a compris qu’il y a urgence à tout changer. Et il va aller loin, très loin, sous le regard médusé et impuissant de son entourage.

 

 

Depuis une quinzaine d’années, Guillaume Canet mène en parallèle une carrière d’acteur et de réalisateur, avec déjà quelques succès à son actif derrière la caméra, dont l’excellent Ne le dis à personne et les lourdingues Petits Mouchoirs. En 2013, il rate son premier film en anglais, Blood Ties, qui est un échec cuisant. Tout juste quadra, Canet fait une dépression et remet tout en question, jusqu’à songer à arrêter le cinéma. C’est cet accident de parcours qui est le point de départ de son cinquième long-métrage.

 

Quand une journaliste lui fait remarquer que son image n’est pas du tout rock, Canet vacille dans ses certitudes et cette anecdote est aussi le déclencheur de sa crise dans ce film assez inclassable, entre comédie potache, satire sociétale et egotrip barré inspiré de celui de Casey Affleck et Joaquin Phoenix (I’m still here). Entouré de ses proches (chacun ou presque joue son propre rôle), Guillaume Canet ne se fait aucun cadeau et fait preuve d’une autodérision assez rare dans le monde du spectacle, tout comme Marion Cotillard, franchement hilarante et jouant délicieusement de son image d’actrice oscarisée. La plupart des gags font mouche (big up à Johnny et Laeticia Hallyday) et Canet ne cède que ponctuellement à la facilité. Malgré quelques longueurs, la bascule du film (vraiment surprenante) laisse place à la fois à la loufoquerie et à un propos finalement plus grave, critique d’une société obsédée par sa quête de jeunesse éternelle. Guillaume Canet réussit son retour dans ce numéro d’équilibriste plutôt bien négocié.

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