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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après une série de réussites, Ang Lee s’égare avec son nouveau film, Un jour dans la vie de Billy Lynn. La mise en scène sauve un scénario sans grand intérêt.

"Un jour dans la vie de Billy Lynn", un film de Ang Lee

En 2005, Billy Lynn, un jeune Texan de 19 ans, fait partie d'un régiment d'infanterie en Irak victime d'une violente attaque. Ayant survécu à l'altercation, il est érigé en héros, ainsi que plusieurs de ses camarades. Et c'est avec ce statut qu'ils sont rapatriés aux Etats-Unis par l'administration Bush, qui désire les voir parader au pays... avant de retourner au front.

 

 

Depuis son Oscar du meilleur film étranger en 2001 pour Tigre et Dragon et la réalisation de Hulk en 2003, Ang Lee est devenu une gloire hollywoodienne, n’oubliant toutefois jamais sa culture. Consacré par Le secret de Brokeback Mountain, le cinéaste s’est illustré avec Lust, caution (son plus beau film), Hôtel Woodstock ou L’odyssée de Pi et sa magnifique 3D. C’est d’ailleurs de nouveau en 3D et avec une technologie inédite qu’a été tourné ce nouveau film, à 120 images par seconde en résolution 4K – mais aucune salle ou presque n’est capable de diffuser le film dans ces conditions donc le spectateur ne peut pas en juger la valeur.

 

Malgré la qualité de la mise en scène, au service de l’action, au montage vif et aux raccords souvent guidés par le son (les feux d’artifice qui rappellent les tirs sur le champ de bataille, etc…), le film ne parvient jamais à convaincre, certainement à cause d’un scénario trop pauvre et surtout d’un discours qui se cherche en permanence entre célébration benoîte des « héros » et critique d’un patriotisme aveugle à l’américaine. Ang Lee ne semble pas vouloir choisir et offre donc un film bancal, porté par la figure du jeune soldat héroïque (mais qui ne se ressent pas comme tel) et l’autre versant de cette Amérique « traditionnelle », la cheerleader, pom pom girl forcément fascinée par les militaires et « ce qu’ils font pour la patrie ». Le seul intérêt de cette expérience résiderait donc dans son innovation technique, mais malheureusement, aucune salle en France n’est équipée pour projeter le film comme il a été pensé – seules six salles le sont dans le monde à l’heure où ces lignes sont écrites. Dommage.

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