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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Mike Mills poursuit son parcours autobiographique avec 20th Century Women. Après la figure du père, c’est à sa mère – et aux femmes – qu’il rend hommage dans cette chronique touchante dans l’Amérique de Jimmy Carter.

"20th Century Women", un film de Mike Mills

Santa Barbara, été 1979. L’époque est marquée par la contestation et d’importants changements culturels. Dorothea Fields, la cinquantaine, élève seule son fils Jamie. Elle décide de faire appel à deux jeunes femmes pour que le garçon, aujourd’hui adolescent, s’ouvre à d’autres regards sur le monde : Abbie, artiste punk à l’esprit frondeur qui habite chez Dorothea, et sa voisine Julie, 17 ans, aussi futée qu’insoumise…

 

 

Réalisateur de nombreux clips pour Air (Sexy Boy, Kelly watch the stars…), Blonde Redhead ou Everything But The Girl, Mike Mills a signé en 2010 un très joli film sur son père, Beginners, qui valut à Christopher Plummer, alors âgé de 81 ans, l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Six ans plus tard, son quatrième long-métrage, 20th Century Women, est axé sur le personnage de sa mère, qui reste « une énigme » pour le cinéaste. L’intrigue se déroule en 1979, alors que l’adolescent (Lucas Jade Zumman, excellent) a 15 ans et sa mère 55. Cette époque est, selon le réalisateur, une bascule : « Les années 78-79 marquent le début de la période contemporaine, même si vers la fin de cette décennie on n’était absolument pas préparé aux grands bouleversements qui suivront : les répercussions de la politique de Reagan, la cupidité des années 80, la tragédie du Sida, l’impact de l’Internet, les événements du 11 septembre et les disparités liées au libéralisme sauvage. »

 

Si le film est un hommage à sa mère et le beau portrait d’une femme à la fois moderne et ancré dans sa génération, il n’en est pas moins un hommage aux « femmes du 20ème siècle » à travers les personnages interprétés par l’extraordinaire Elle Fanning et Greta Gerwig. Habile, Mike Mills intègre des images d’archive dans son film, vestiges d’une époque pas si lointaine et pourtant à jamais révolue, en témoigne le beau discours du Président Carter qui s’interroge sur la pertinence du capitalisme (« Il est foutu » assènent les téléspectateurs visionnaires). Abordant le féminisme et la difficulté pour l’ado à devenir un homme, Mike Mills livre un film touchant, essayant de percer (en vain, forcément) le mystère de ce magnifique personnage de mère hors du commun. Annette Bening, parfaite, tient là son plus beau rôle depuis American Beauty.

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Angelilie 02/03/2017 13:25

beau blog. un plaisir de venir flâner sur vos pages. une découverte et un enchantement. au plaisir

Hugo Brown 02/03/2017 14:27

Merci beaucoup ! N'hésitez pas à partager ;)

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