Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Florence Foresti change de registre avec De plus belle, le premier long-métrage d’Anne-Gaëlle Daval. Entre drame et comédie romantique, le film aborde le cancer et le rapport au corps avec une belle sensibilité.

"De plus belle", un film de Anne-Gaëlle Daval

Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l’avant, vivre, voir du monde. C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Clovis, charmant, charmeur… et terriblement arrogant. Intrigué par sa franchise et sa répartie, Clovis va tout faire pour séduire Lucie, qui n’a pourtant aucune envie de se laisser faire. Au contact de Dalila, prof de danse haute en couleur, Lucie va réapprendre à aimer, à s’aimer, pour devenir enfin la femme qu’elle n’a jamais su être. Pour sa mère, pour sa fille, pour Clovis…

 

 

Costumière pour les spectacles de son mari Alexandre Astier, ainsi que pour sa série Kaamelott, Anne-Gaëlle Daval signe avec De plus belle sa première réalisation. C’est également une expérience nouvelle pour son actrice principale, Florence Foresti, qui trouve là une occasion de sortir de son « costume » d’humoriste pour interpréter son premier rôle non comique. Le sujet du cancer du sein est pour la réalisatrice prétexte à interroger le rapport des femmes au corps et à la féminité : « La féminité s’apprend par mimétisme. Les filles imitent leur mère. Que faire quand cette mère n’a pas conquis sa propre féminité ? » analyse-t-elle.

 

Dès les premières minutes, dans une boite de nuit, Lucie (Florence Foresti) apparaît en retrait, comme absente au monde qui l’entoure. On apprend rapidement qu’elle est en rémission d’un cancer du sein et doute plus que jamais de sa féminité. Sans jamais tomber dans le pathos, Anne-Gaëlle Daval rend compte de ce qui fait la réalité de la maladie : fatigue, isolement, attente angoissante des analyses médicales, perruque… Et c’est justement dans une boutique de perruques tenue par la fantasque Dalila (Nicole Garcia, exceptionnelle) que Lucie va retrouver le sourire. Cette gérante loufoque pleine d’une sagesse amicale (« Personne ne sait comment profiter de la vie. Si on savait, s’il y avait une méthode, on serait tous en train d’en profiter ») est aussi un professeur de danse un peu particulier qui aide, via le cabaret et le strip-tease, à se réapproprier son corps. Cette très belle idée sera le fil conducteur du film, finalement plus que la romance un peu prévisible avec un séducteur au cœur tendre. Florence Foresti, étonnante, nous fait passer du rire aux larmes et prouve qu’elle est – avant tout – une actrice douée.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog