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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Le premier long-métrage de Rosemary Myers, Fantastic Birthday, puise son inspiration dans l’imaginaire pop seventies à la Wes Anderson. Une chronique de l’adolescence qui bourgeonne d’idées pas toujours bien contrôlées.

"Fantastic Birthday", un film de Rosemary Myers

Greta Driscoll, jeune fille introvertie, est en passe de franchir le cap de ses 15 ans. Seule ombre au tableau : elle ne veut pas quitter le monde douillet et rassurant de l’enfance, une bulle dans laquelle elle s’enferme avec son seul ami au collège, Elliott. Quand ses parents lui annoncent l’organisation d’une grande fête pour son anniversaire, elle est prise de panique. Le grand soir, elle va basculer dans un univers parallèle un peu effrayant et complètement absurde dans lequel elle va devoir affronter ses peurs pour pouvoir se trouver et aborder autrement cette nouvelle ère.

 

 

Venus du monde du théâtre, les Australiens Rosemary Myers (à la réalisation), Jonathon Oxlade (à la scénographie) et Matthew Whittet (au scénario) ont conçu avec Fantastic Birthday – dont le titre original est Girl Asleep, bien plus évocateur – qui est la transposition cinématographique de leur travail sur les planches. Ce premier long-métrage, qui a fait sensation dans de nombreux festivals, d’Adelaïde à Berlin, est une bulle disco-pop (nous sommes à la fin des années 70) qui file la métaphore de la fin de l’enfance à l’occasion du quinzième anniversaire de l’héroïne.

 

Cadré en format 4/3, le film s’ouvre sur un plan fixe, comme une scène de théâtre, sur la jeune Greta, seule sur un banc de la cour de son nouveau collège, visiblement peu à son aise. Aussi volubile qu’elle est timide, Elliott la rejoint et lui propose son amitié. On découvre peu à peu l’univers de la jeune fille, une maison so seventies, des parents loufoques et une chambre d’enfant avec origamis et boite à musique. La fête d’anniversaire organisée contre son gré va se transformer en conte de fées gothique où sont mises en scène les peurs enfantines et des métaphores (pas toujours légères) de la fin de l’enfance, du passage à l’adolescence, cet âge délicat qui est l’antichambre de la vie d’adulte. La mise en scène fourmille de trouvailles visuelles mais cette accumulation est parfois trop précipitée pour être complètement digérée – et donc appréciée du spectateur. Un premier essai brouillon mais prometteur.

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