Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Theodore Melfi met en lumière les femmes qui ont permis aux Etats-Unis de se placer en tête de la conquête de l’espace dans Les figures de l’ombre. Un film au classicisme un peu suranné qui rend hommage à ces scientifiques et lève le voile sur un aspect méconnu de l’histoire américaine.

"Les figures de l'ombre", un film de Theodore Melfi

Le destin extraordinaire des trois scientifiques afro-américaines qui ont permis aux États-Unis de prendre la tête de la conquête spatiale, grâce à la mise en orbite de l’astronaute John Glenn. Maintenues dans l’ombre de leurs collègues masculins et dans celle d’un pays en proie à de profondes inégalités, leur histoire longtemps restée méconnue est enfin portée à l’écran.

 

 

Le cinéma afro-américain connaît un regain de vitalité à Hollywood. Après des « Oscars so white » en 2016, Moonlight a reçu l’Oscar tant convoité du meilleur film en 2017. Egalement nommé dans la prestigieuse catégorie, Les figures de l’ombre est le deuxième long-métrage de Theodore Melfi, trois ans après la comédie St Vincent avec Bill Murray et Melissa McCarthy. On retrouve d’ailleurs Janelle Monae et Mahershala Ali (Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour Moonlight) dans les films de Barry Jenkins et Theodore Melfi.

 

Au début des années 60, en pleine Guerre Froide, alors que l’URSS a déjà envoyé un homme dans l’espace, les Etats-Unis comptent bien ne pas se faire distancer par l’ennemi soviétique. Malgré les lois ségrégationnistes alors en vigueur, la NASA engage un groupe de femmes afro-américaines comme calculatrices (nous ne sommes qu’aux balbutiements de l’informatique) qui doivent cependant subir l’humiliation des toilettes et cantines pour « gens de couleur » et un salaire bien inférieur à celui de leurs collègues. Taraji P. Henson, Octavia Spencer et Janelle Monae incarnent à merveille un trio de scientifiques aussi brillantes que conscientes de la complexité de leur situation : des postes importants (à l’époque une chance pour des femmes, noires de surcroît) pour lesquels elles vont devoir travailler deux fois plus pour deux fois moins de reconnaissance. Le film, mis en scène de manière trop académique parfois, souligne ce paradoxe et le courage de ces femmes de l’ombre qui ont permis la prouesse d’envoyer un homme dans l’espace puis sur la Lune quelques années plus tard. Un hommage nécessaire mais qui aurait mérité mieux que ce traitement de biopic purement hollywoodien.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog