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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

La consolation, le deuxième long-métrage de Cyril Mennegun, à mille lieux de son premier film, est un poème visuel sur le deuil. Magnifiquement filmé mais trop poseur.

"La consolation", un film de Cyril Mennegun

C’est décidé, Daniel part retrouver cette femme et le territoire perdu de son enfance pour y chercher la vérité et, qui sait, une consolation.

 

 

Révélé par son éclatant premier long-métrage Louise Wimmer, Cyril Mennegun semble avoir construit son deuxième film en totale opposition au premier. Délaissant la chronique sociale, le réalisateur prend le parti de la contemplation dans ce que l’on pourrait appeler un poème audiovisuel – au sens premier, avec un travail aussi méticuleux sur le son que sur l’image. Corinne Masiero, elle aussi révélée au grand public par Louise Wimmer, a fait du chemin depuis et se montre ici sous un jour nouveau, d’une grande délicatesse.

 

Inspiré par Tarkovski et Bergman, le film est construit sur un scénario ténu (un peu faible, avouons-le) et une mise en scène ample et dont le Scope est sublimement utilisé. Peu de dialogues, des séquences contemplatives (vraiment trop longues parfois) et un film écrit sur mesure pour les deux acteurs, dont Alexandre Guansé, acteur et pianiste franco-américain que l’on découvre. Doté de nombreuses qualités plastiques, le film, malheureusement, se perd dans une espèce d’autosatisfaction, une volonté trop visible de « faire beau » et qui confère à ce court essai (1h15) une forme de pose. De belles choses mais l’ensemble peine à séduire, prisonnier d’un dispositif trop pesant.

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