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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Présenté à la Berlinale et à Sundance, Les Initiés interroge l’équilibre entre tradition et modernité lors d’un passage rituel ancestral en Afrique du Sud. John Trengove signe un premier long-métrage original.

"Les initiés", un film de John Trengove

Afrique du sud, montagnes du Cap Oriental. Comme tous les ans, Xolani, ouvrier solitaire, participe avec d’autres hommes de sa communauté aux cérémonies rituelles d’initiation d’une dizaine d’adolescents. L’un d’eux, venu de Johannesburg, découvre un secret précieusement gardé… Toute l’existence de Xolani menace alors de basculer.

 

 

Né à Johannesburg, John Trengove a grandi entre l’Afrique du Sud et New York, où il a étudié le cinéma. Après de nombreux courts-métrages et épisodes de séries (Hopeville, Swartwater), ce bientôt quadra se lance dans l’aventure du long avec un premier film au postulat de départ assez déroutant. Un homme solitaire vit difficilement son homosexualité dans une région rurale et traditionnelle et va voir ses secrets voler en éclats lors d’une cérémonie annuelle d’initiation d’adolescents.

 

Bien que fictionnel, le film plonge ses racines dans le documentaire. Le réalisateur a rencontré de nombreux « initiés » pour rester au plus près de la réalité. A cet étrange rite de passage s’ajoute un suspense (parfois maladroit) autour de l’homosexualité et du tabou qui l’accompagne dans ce pays – alors même que rien dans la loi ne l’interdit, contrairement à d’autres pays africains. Porté par un chanteur dans son premier rôle au cinéma, Nakhane Touré, criant de sensibilité, ce film traverse toutefois un peu son sujet, parvenant à certains moments de grâce (les tendres échanges entre Xolani et son amant, la solitude du héros) sans réussir à convaincre totalement, peut-être à cause d’une mise en scène trop saccadée et d’une crainte (légitime) de trahir l’esprit de cette tradition – le réalisateur n’a connu cette culture qu’en préparant le film. Une réflexion intéressante toutefois.

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