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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Lidia Leber Terki signe avec Paris la blanche son premier long-métrage. Un film modeste porté par un bon casting et un regard intéressant sur l’immigration. Inégal mais touchant.

"Paris la blanche", un film de Lidia Leber Terki

Sans nouvelles de son mari, Rekia, soixante-dix ans, quitte pour la première fois l'Algérie pour ramener Nour au village. Mais l'homme qu'elle finit par retrouver est devenu un étranger.

 

 

Née en Algérie d’un père kabyle et d’une mère française, Lidia Leber Terki a grandi en France. Cette double culture apporte un regard particulièrement sensible sur l’échange entre les deux pays et leur histoire migratoire commune. Le film se penche sur le cas, souvent oublié, des « chibanis » (les « cheveux blancs », ces hommes du troisième âge) venus en France après dans les années 60/70, qui ont travaillé toute leur vie et vivent aujourd’hui, devenus étrangers à leur propre famille après tant de décennies d’absence, dans des foyers avec une retraite misérable.

 

Quand Rekia (magnifique Tassadit Mandi) quitte le port d’Alger (à laquelle le titre du film fait un clin d’œil), c’est le cœur plein de l’espoir de ramener son mari à la maison, un mari qu’elle a finalement à peine connu, lui qui a travaillé pendant plus de quarante ans en France pour envoyer de l’argent à sa famille restée au pays. Perdue dans l’agitation impersonnelle de Paris, elle va trouver la solidarité auprès de Tara (Karole Rocher) et de réfugiés du Moyen Orient qui vont l’aider à retrouver son époux. La mise en scène, modeste mais intelligemment pensée, est au service d’un scénario parfois maladroit mais toujours touchant. Le regard bienveillant de la réalisatrice sur ces destins sacrifiés et son éloge de la solidarité sont un remède au marasme politique ambiant.

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