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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après le phénomène Connasse, Noémie Saglio retrouve Camille Cottin pour une comédie autour de la maternité, Telle mère, telle fille. Juliette Binoche est excellente mais le film est vraiment poussif.

"Telle mère, telle fille", un film de Noémie Saglio

Inséparables, Avril et sa mère Mado ne peuvent pourtant pas être plus différentes. Avril, 30 ans, est mariée, salariée et organisée à l'inverse de sa mère, éternelle ado insouciante et délurée qui vit aux crochets de sa fille depuis son divorce. Mais quand les deux femmes se retrouvent enceintes en même temps et sous le même toit, le clash est inévitable. Parce que si Mado, en pleine crise de jeunisme, n'est pas prête à être grand-mère, Avril, quant à elle, a bien du mal à imaginer sa mère... mère !

 

 

En 2015, Noémie Saglio a signé ses deux premiers longs-métrages, Toute première fois, coréalisé avec Maxime Govare et Connasse, princesse des cœurs, coréalisé avec Elodie Lang. C’est toute seule qu’elle livre son troisième film en trois ans, Telle mère, telle fille, une comédie sur la maternité portée par son actrice fétiche Camille Cottin, ainsi que Juliette Binoche et Lambert Wilson. Si l’idée de ces grossesses concomitantes est venue à Noémie Saglio à la lecture d’un article dans un magazine féminin, le film est surtout l’occasion de parler de maternité et de la relation entre une mère éternelle adolescente et sa fille, au contraire, si rangée.

 

Révélée grâce à la pastille humoristique Connasse diffusée sur Canal Plus en 2013/2014, Noémie Saglio avait réussi à transformer l’essai avec la version longue de la série (1,2 million spectateurs). Ce sens de la vanne efficace se retrouve dans Telle mère, telle fille, avec quelques bonnes répliques servies notamment par une Juliette Binoche rayonnante. Malheureusement, cet exercice supporte mal la durée et le film se prend les pieds dans le tapis entre blagues ratées (pauvre Lambert Wilson, qu’il danse ou se déshabille), faux rythme et scénario rabougri. On sourit un peu mais l’ensemble est trop poussif et trop convenu pour convaincre.

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