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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Présenté en ouverture du 70ème Festival de Cannes, le nouveau long-métrage d’Arnaud Desplechin, Les fantômes d’Ismaël, recoupe les différentes obsessions du cinéaste. Malgré le casting, ce film trop décousu peine à séduire.

"Les fantômes d'Ismaël", un film de Arnaud Desplechin

À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu…

 

 

Deux ans presque jour pour jour après son euphorisant Trois souvenirs de ma jeunesse, qui lui a valu son premier César du meilleur réalisateur, Arnaud Desplechin est de retour sur la Croisette avec Les fantômes d’Ismaël, sélection officielle à Cannes mais hors compétition (film d’ouverture). Aux côtés de l’éternel Mathieu Amalric, un duo de stars : Charlotte Gainsbourg et Marion Cotillard. On retrouve ici les motifs du cinéma de Desplechin – Roubaix, les fantômes, les retours fracassants du passé – mais avec plus d’humour, virage amorcé avec son précédent film.

 

Entre un cinéaste qui ne parvient plus à faire son film, un jeune diplomate visiblement perdu, une morte qui ne l’est plus, le scénario kaléidoscopique ne cesse de dérouter le spectateur. La première demi-heure, construite sur le triangle amoureux entre l’amour disparu des vingt ans (inégalable puisque jeune à jamais), le cinéaste et sa nouvelle compagne (quadra, plus sage), séduit. Charlotte Gainsbourg est parfaite dans la douloureuse position de celle qui ne fut qu’un « pansement ». Malheureusement, qui trop embrasse mal étreint, et Desplechin peine à offrir une cohérence à l’ensemble, mettant fin abruptement à certaines pistes et ne tirant pas toujours parti de vrais moments de grâce (les scènes d’amour si peu incarnées). On a connu le réalisateur plus inspiré.

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