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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Jacques Doillon retrouve la compétition cannoise pour la première fois en trente ans avec Rodin, son évocation du célèbre sculpteur incarnée par Vincent Lindon. Une belle mise en scène pour un ensemble un peu vain.

"Rodin", un film de Jacques Doillon

À Paris, en 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat : ce sera La Porte de L’Enfer composée de figurines dont certaines feront sa gloire comme le Baiser et le Penseur. Il partage sa vie avec Rose, sa compagne de toujours, lorsqu’il rencontre la jeune Camille Claudel, son élève la plus douée qui devient vite son assistante, puis sa maîtresse. Dix ans de passion, mais également dix ans d’admiration commune et de complicité. Après leur rupture, Rodin poursuit son travail avec acharnement. Il fait face et au refus et à l’enthousiasme que la sensualité de sa sculpture provoque et signe avec son Balzac, rejeté de son vivant, le point de départ incontesté de la sculpture moderne.

 

 

En 2015, Vincent Lindon recevait à Cannes le premier trophée majeur de sa longue carrière, un Prix d’interprétation amplement mérité pour La loi du marché de Stéphane Brizé. Deux ans plus tard, il revient sur la Croisette dans le rôle d’Auguste Rodin, filmé par Jacques Doillon. Pour le cinéaste, c’est une nouvelle sélection plus de trente ans après La Pirate (1984). Prenant le contrepied du biopic classique, le réalisateur dresse un portrait de l’artiste au travail.

 

Le plan-séquence inaugural en impose : la caméra suit un Vincent Lindon majestueux dans les méandres de son atelier avec – déjà – la complicité de Camille Claudel (Izia Higelin, qui passe après Isabelle Adjani et Juliette Binoche chez Nuytten et Dumont). Les éléments biographiques semés çà et là (un buste de Victor Hugo, une rencontre platement orchestrée avec Cézanne et Monet, les femmes de sa vie) ne semblent pas intéresser Doillon qui préfère filmer l’ogre bougon – parfois inaudible – dans l’obsession de ses nombreuses créations. Malgré la qualité de la mise en scène et l’interprétation de Lindon, on s’ennuie pourtant, la faute à un scénario trop filandreux pour réellement emporter l’adhésion.

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Audrey 19/07/2017 08:06

Coucou,
C’est rare de voir des films sur la vie des artistes. Celui-ci a l’air très captivant et intéressant, étant donné qu’on ne connaît pas toujours le vécu des sculpteurs. À bientôt !

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