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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Valérie Lemercier signe avec Marie-Francine une comédie à la fois tendre, grinçante et romantique et révèle un Patrick Timsit inédit. Un retour gagnant.

"Marie-Francine", un film de Valérie Lemercier

Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents... ... à 50 ans ! Infantilisée par eux, c'est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu'ils vont lui faire tenir, qu'elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu'elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question...

 

 

Artiste inclassable depuis près de trente ans, Valérie Lemercier connaissait l’échec en 2013 avec 100% Cachemire, film raté. Sa cinquième réalisation marque un nouveau changement de cap pour celle qui n’a toutefois jamais vraiment quitté le terrain de la comédie. La « réalisactrice » souvent caustique se fait ici parfois plus tendre. Entre Tanguy de Chatilliez et le récent Retour chez ma mère d’Eric Lavaine, Marie-Francine dresse le portrait d’une femme de cinquante ans forcée à prendre un nouveau départ – et un retour temporaire au domicile parental – dans un registre plus émouvant qu’à l’habitude, même si l’on retrouve le goût de Lemercier pour l’humour vachard.

 

La meilleure idée du film est d’utiliser Hélène Vincent (Madame Le Quesnoy forever) et Philippe Laudenbach dans le rôle de parents souvent agaçants et passant leur temps à infantiliser leur grande fille. Tout dans les (excellents) dialogues sonne juste et jusque dans le décor de l’appartement bourgeois « à deux pas de la Tour Eiffel » qui a vu passer une vie et ses accrocs. Valérie Lemercier aborde pour la première fois la comédie romantique, avec toutefois son ton unique, donne à Patrick Timsit un rôle inhabituel, tout en nuances, et livre un double performance (avec sa jumelle Marie-Noëlle) de bourgeoise déjantée comme elle seule sait les incarner. Déjouant les clichés, le film se fait même émouvant sur la dernière ligne droite, ne cherchant pas la vanne à tout prix mais construisant assez subtilement une intrigue centrée sur les relations familiales aussi conflictuelles qu’essentielles. Un film charmant.

 

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