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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Récompensé à la Mostra de Venise 2016, le nouveau film de Marco Martins, Saint Georges, aborde de front les conséquences de la crise économique qui frappe le Portugal. Sans grande surprise côté scénario, le film charme par sa mise en scène et son interprétation.

"Saint Georges", un film de Marco Martins

Jorge, boxeur fauché et sans emploi, voit sa femme le quitter pour repartir au Brésil avec leur fils. Le Portugal étant au bord de la faillite, les sociétés de recouvrement prospèrent. Pour sauver sa famille, Jorge décide alors d'offrir ses services à l'une d'entre elles, malgré leurs méthodes d'intimidation peu scrupuleuses...

 

 

La crise économique européenne n’a pas épargné le Portugal et les cinéastes se sont emparés du sujet, à l’image de Miguel Gomes, auteur de Tabou et du film-fleuve Les mille et une nuits. A son tour, Marco Martins traite des conséquences de ce bouleversement récent. Des sociétés de recouvrement aux méthodes particulièrement violentes ont fleuri partout dans le pays, enfonçant les uns dans la misère et créant un terrain financier incroyablement cynique pour d’autres.

 

Le héros du film, Jorge, est filmé comme un bloc autour duquel le monde s’effondre. Nuno Lopes, qui a reçu le Prix d’interprétation à la Mostra de Venise, donne au personnage toute sa douloureuse puissance, victime de la crise et bourreau contraint d’autres « dommages collatéraux » comme lui. Malgré ses zones d’ombre, Jorge est un homme digne – et qui compte bien conserver sa dignité dans la série d’obstacles que cette tragédie annoncée va lui faire traverser. Le scénario a parfois un goût de déjà-vu mais Nuno Lopes ainsi qu’une caméra habilement placée au plus près des corps compensent cette faiblesse.

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