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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Remarqué lors de la Semaine de la Critique à Cannes 2017, le premier long-métrage de Léa Mysius, Ava, séduit par son originalité et son interprétation. La chronique lyrique d’un été des premiers émois qui a pourtant le goût des adieux.

"Ava", un film de Léa Mysius

Ava, 13 ans, est en vacances au bord de l'océan quand elle apprend qu'elle va perdre la vue plus vite que prévu. Sa mère décide de faire comme si de rien n’était pour passer le plus bel été de leur vie. Ava affronte le problème à sa manière. Elle vole un grand chien noir qui appartient à un jeune homme en fuite…

 

 

Coscénariste du récent Les fantômes d’Ismaël d’Arnaud Desplechin, Léa Mysius a déjà réalisé une poignée de courts-métrages avant de s’attaquer au long format. La vision d’un chien noir inquiétant au milieu d’un plage bondée fut le point de départ de son premier court, tout comme la première séquence d’Ava. La jeune femme a choisi de retrouver les lieux de son enfance, dans la région bordelaise et son somptueux littoral atlantique chargé d’histoire avec les nombreux blockhaus, vestiges de la Seconde Guerre Mondiale, qui peuplent les plages.

 

Toute en beauté et en étrangeté, l’ouverture du film se fait en bord de mer, sur une plage envahie par les vacanciers. Au milieu de ces estivants, un maigre chien noir rode et finit par aller dévorer une barquette de frites à même le ventre d’une adolescente, Ava, qui sera l’héroïne de cette chronique d’été. Le film, organique, s’attache à rester au plus près des corps, qu’il s’agisse de celui d’Ava, en pleine puberté, de celui de sa mère (Laure Calamy, géniale) plus mûr et de son amant sculpté, des ados en découverte d’eux-mêmes ou d’un jeune gitan en cavale. La réalisatrice n’élude rien et parvient à entremêler une certain réalisme (la maladie des yeux, le rapport mère-fille) à une grande poésie (belle idée que cette perte d’un sens à l’âge où ils sont tous en ébullition) qui joue parfois avec le surréalisme (une admirable séquence de cauchemar qui aurait pu être mieux exploitée). Si le scénario se perd un peu dans les vingt dernières minutes, ce premier film est plein de promesses et la jeune Noée Abita est une véritable révélation.

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Audrey 19/07/2017 08:14

On dirait un film tiré d’un bon roman. Il m’a l’air fort intéressant. Je sens que je vais l’apprécier étant donné que j’adore ce genre de scénario. Je ne souhaite pas rester sur ma faim !

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