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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Barbet Schroeder clôt sa « trilogie du mal » avec Le Vénérable W., un documentaire glaçant sur un moine bouddhiste appelant à l’extermination de la minorité musulmane de Birmanie. Pédagogique et édifiant.

"Le Vénérable W.", un film de Barbet Schroeder

En Birmanie, le « Vénérable W. » est un moine bouddhiste très influent. Partir à sa rencontre, c’est se retrouver au cœur du racisme quotidien, et observer comment l'islamophobie et le discours haineux se transforment en violence et en destruction. Pourtant nous sommes dans un pays où 90% de la population est bouddhiste, religion fondée sur un mode de vie pacifique, tolérant et non-violent.

 

 

Dix après son brillant documentaire sur le controversé Jacques Vergès (L’avocat de la terreur), Barbet Schroeder est parti en Birmanie à la rencontre d’un moine bouddhiste, Wirathu, qui sème la terreur et appelle ni plus ni moins à l’extermination des 4% de musulmans qui peuplent la Birmanie, bouddhiste à 90% - et particulièrement les Rohingyas, ultra minoritaires.

 

Derrière une apparence de moine tranquille, Wirathu est un fou, désavoué par son « maître » d’apprentissage et la plupart des instances bouddhistes, qui, par son discours frauduleux (il invente des crimes prétendument commis par des musulmans) et rempli de haine, l’exact opposé de ce qu’est le bouddhisme. Quand le viol d’une jeune femme met le feu aux poudres, Wirathu attise les flammes de la haine par ses prêches et ses publications sur les réseaux sociaux. Une dictature 2.0 qui n’est pas sans rappeler les méthodes de Trump (qu’il admire) et des partis d’extrême-droite européens. Le cinéaste, au-delà du cas birman, met le spectateur en garde contre les dérives extrémistes et sectaires. Un film passionnant.

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jouane 04/07/2017 13:22

Un documentaire qui m'a fait découvrir un problème de racisme touchant la Birmanie dont les médias ne parlent jamais. ce film m'a également fait voir qu'au sein du bouddhisme il existait une façon de penser complètement inverse aux principes du Bouddha. un bonze peut impunément attiser les haines prêcher la violence en toute impunité.

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