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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

En compétition officielle au Festival de Cannes 2017, le nouveau long-métrage de Bong Joon-ho, Okja, dénonce la maltraitance animale sous forme d’un thriller d’aventures alliant politique et poésie.

"Okja", un film de Bong Joon-ho

Pendant dix années idylliques, la jeune Mija s'est occupée sans relâche d'Okja, un énorme animal au grand cœur, auquel elle a tenu compagnie au beau milieu des montagnes de Corée du Sud. Mais la situation évolue quand une multinationale familiale capture Okja et transporte l'animal jusqu'à New York où Lucy Mirando, la directrice narcissique et égocentrique de l'entreprise, a de grands projets pour le cher ami de la jeune fille. Sans tactique particulière, mais fixée sur son objectif, Mija se lance dans une véritable mission de sauvetage. Son périple éreintant se complique lorsqu'elle croise la route de différents groupes de capitalistes, démonstrateurs et consommateurs déterminés à s'emparer du destin d'Okja, tandis que la jeune Mija tente de ramener son ami en Corée.

 

 

Révolution sur la Croisette en 2017 et colère des professionnels du cinéma : deux productions Netflix (et donc non destinées aux salles obscures) se retrouvent dans la prestigieuse compétition officielle cannoise. Parmi elles, Okja, le nouveau film du cinéaste sud-coréen Bong Joon-ho, révélé par The Host puis consacré grâce au succès de son premier film américain Snowpiercer, le Transperceneige. Tourné entre son pays natal et les Etats-Unis, Okja permet au réalisateur d’allier la veine fantastique qui lui est propre à un discours plus politique qui émergeait déjà de Snowpiercer.

 

A New York, Lucy Mirando (Tilda Swinton, toujours géniale) essaie de faire oublier le passé controversé de l’entreprise familiale en développant une branche « eco-friendly » censée résoudre la faim dans le monde grâce à la découverte d’une nouvelle espèce de « super cochon » dont les premiers spécimens seront élevés par de petits exploitants un peu partout dans le monde. En Corée du Sud, la jeune Mija élève Okja, son super cochon adoré, avec amour et tendresse. Quand la multinationale décide de récupérer l’animal pour ses épouvantables laboratoires, le film dénonce la maltraitance animale et souligne le courage d’une gamine prête à tout pour sauver son compagnon. Entre un système capitaliste forcené, un groupe de militants aux méthodes louables mais parfois discutables et une ode à la nature, le film séduit globalement grâce à la poésie de sa mise en scène dans la première partie et au discours plutôt habile dans la seconde moitié, ne privilégiant pas uniquement un happy end hollywoodien. En dépit de quelques longueurs, un film aussi pédagogique que divertissant.

 

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