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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Premier long-métrage du réalisateur franco-canadien Eric Gravel, Crash Test Aglaé oscille entre chronique sociale et road-movie burlesque, en toute liberté. Un film original, parfois bancal, porté par trois excellentes actrices.

"Crash Test Aglaé", un film de Eric Gravel

L'histoire d'une jeune ouvrière psychorigide dont le seul repère dans la vie est son travail. Lorsqu'elle apprend que son usine fait l'objet d'une délocalisation sauvage, elle accepte, au grand étonnement de l'entreprise, de poursuivre son boulot en Inde. Accompagnée de deux collègues, elle va entreprendre un absurde périple en voiture jusqu'au bout du monde qui se transformera en une improbable quête personnelle.

 

 

Auteur d’une vingtaine de courts-métrages, Eric Gravel signe son premier long-métrage. Sur un point de départ de film social (délocalisation, précarité, opposition entre syndicats et patrons), le réalisateur opère un virage poétique dans sa dernière partie après avoir traversé une zone de turbulences aux ressorts burlesques.

 

La voix off d’Aglaé, trop présente et soulignant parfois trop ce que la mise en scène exprime parfaitement, guide le spectateur dès les premières minutes. India Hair (enfin dans un rôle à sa hauteur) incarne une jeune femme obsédée par la routine, effrayée par l’imprévu et qui a su trouver dans un boulot répétitif une forme d’apaisement. Quand l’usine dans laquelle elle travaille est délocalisée, elle décide de garder son poste… en Inde, avec le salaire et les conditions locales, bientôt suivie dans son improbable aventure par deux collègues (Julie Depardieu, touchante, et Yolande Moreau, toujours lunaire). La première partie du film, aux gags absurdes souvent très réussis, est une pure comédie sociale, avant que la seconde partie, laissant l’héroïne seule face à son incroyable décision, ne se fasse plus profonde au fur et à mesure qu’Aglaé s’ouvre au monde et se libère de ses peurs. Quelques longueurs dans ce court film (1h25) et une fin un peu terne, mais une belle aventure tout de même.

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