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Un cinéphile dans la ville.

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Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Matt Reeves referme la belle trilogie du prequel de La Planète des Singes avec Suprématie, un épilogue à la hauteur des précédents volets, entre grand spectacle et réflexion sur le pouvoir.

"La Planète des Singes : Suprématie", un film de Matt Reeves

Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

 

 

Franchise datant des années 60, La Planète des Singes a connu des suites plus ou moins réussies – on se souvient du naufrage de l’épisode Tim Burton en 2001. En 2011, Rupert Wyatt réalise le premier film d’une trilogie sous forme de prequel (La Planète des Singes : les origines) avant que Matt Reeves, réalisateur de Cloverfield, reprenne le flambeau pour La Planète des Singes : l’affrontement et enfin ce dernier volet. La beauté des effets spéciaux et le propos bienvenu sur l’environnement et le pouvoir faisaient déjà des précédents épisodes une des plus belles réussites dans le domaine du blockbuster de ces dernières années. Suprématie clôt cette trilogie avec panache.

 

La première heure, quasiment sans humains, est saisissante dans sa mise en scène, entre film de cavale et errance dans les immenses forêts et plaines américaines. Matt Reeves introduit une dose d’humour avec le personnage burlesque (drôle et triste) de « Bad Ape », un pauvre singe effrayé, rescapé d’un zoo où la maltraitance régnait. Tout l’intérêt de cette trilogie est là, dans la manière d’aller pur divertissement et une vision du rapport homme-animal souvent très juste. Dans la seconde partie, le film s’approprie les codes du film d’évasion avec une référence (parfois maladroite) aux camps de concentration et l’incarnation du « mal » humain par l’inimitable Woody Harrelson dans le rôle d’un colonel fou rappelant Kurtz dans Apocalypse Now (allusion explicitée au détour d’un plan avec l’inscription « Ape-pocalypse »). Plus spectaculaire mais parfois moins profonde, cette dernière partie voit donc la suprématie des singes, là où les premiers films se situaient. Matt Reeves achève cette trilogie avec ce qui fait le charme des meilleurs blockbusters hollywoodiens : action et émotion.

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