Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Andy Muschietti signe une nouvelle adaptation du roman culte de Stephen King, Ça. Près de trente ans après le téléfilm qui a terrifié toute une génération, une nouvelle version honnête mais un peu fade.

"Ça", un film de Andy Muschietti

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s'intégrer se sont regroupés au sein du "Club des Ratés". Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l'école. Ils ont aussi en commun d'avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu'ils appellent "Ça"… Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les 27 ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants. Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu'un petit garçon poursuivant son bateau en papier s'est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou…

 

 

Récompensé à Gérardmer pour son film d’épouvante Mamá en 2013, le réalisateur argentin Andy Muschietti est aux commandes de la nouvelle adaptation de Ça, l’un des romans les plus célèbres de Stephen King. Une génération a déjà été traumatisée par le téléfilm en deux parties réalisé en 1990 (et diffusé en France pour la première fois sur M6 en 1993) par Tommy Lee Wallace. Cette nouvelle mouture place l’action à la fin des années 80 – avec une reconstitution d’époque assez réussie. Andy Muschietti révèle par ailleurs qu’une suite devrait voir le jour qui sera centrée sur les enfants devenu adultes… en 2018 donc.

 

La technologie a bien évidemment évolué entre 1990 et 2017 et certains effets spéciaux, désormais datés dans l’œuvre d’origine, prennent une nouvelle dimension dans ce film dont l’auteur précise qu’il s’agit bien d’une nouvelle adaptation du roman et non d’un remake du téléfilm que l’on connaît. Ceci étant, les effets spéciaux numériques ne sont pas la base de la terreur – loin de là. Souvenons-nous de l’angoisse devant Shining (autre adaptation, très libre, de King qu’il n’avait d’ailleurs pas approuvée) ou Le Projet Blair Witch, tourné avec trois sous à la fin des années 90. Ça joue sur les peurs enfantines et s’avère parfois intéressant sur la représentation sur mal-être (pré)adolescent, entre cauchemars épouvantables et réels tyrans prenant pour cibles le fameux « club des ratés ». En revanche, le film n’est pas vraiment terrifiant et reste tout de même bien sage et moins pervers que le roman original.

Commenter cet article

Articles récents

Hébergé par Overblog