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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par Hugo Brown
Publié dans : #Cinéma

Après son catastrophique Noé, Darren Aronofsky ne quitte pas vraiment ses obsessions bibliques avec Mother ! – survival movie abordant la maternité et les affres de la création (humaine et artistique). Un huis clos prometteur qui sombre dans un ridicule grand-guignolesque.

"Mother !", un film de Darren Aronofsky

Un couple voit sa relation remise en question par l'arrivée d'invités imprévus, perturbant leur tranquillité. 

 

 

Révélé au grand public avec Requiem for a dream (2000), Darren Aronofsky a poursuivi une carrière inégale, entre réussites (Black Swan) et naufrages (Noé – le jeu de mots était trop tentant). Visiblement pas remis de ses émotions bibliques, le cinéaste revient à une histoire originale mais cherchant toujours l’origine du monde – et de la création. Mother ! est construit en deux parties : un huis clos plutôt prometteur suivi d’une accumulation de situations et de symboles jusqu’au grotesque.

 

Le film s’ouvre sur une séquence de feu avant de passer sur le visage inquiet d’une jeune femme (Jennifer Lawrence) à la recherche de son mari (Javier Bardem) dans leur grande maison. Tandis qu’elle s’occupe de reconstruire la bâtisse, il tente d’écrire son nouveau roman. L’irruption d’un couple étrange va semer le trouble dans l’esprit très organisé de la jeune femme, littéralement maîtresse de maison. On pense alors à Polanski période Répulsion et Rosemary’s Baby. Rapidement, le spectateur comprend les intentions du cinéaste explorant les affres de la création – Javier Bardem pourrait incarner son double et Jennifer Lawrence est sa compagne à la ville. La seconde partie est bien plus problématique, convoquant à la fois une partie des Dix Commandements, la figure de la Vierge Marie (enceinte alors qu’il ne la « baise » plus), du Christ (no spoiler mais c’est assez évident dans les dernières séquences) et différentes paraboles bibliques censées prendre dimension universelle (les personnages n’ont pas de noms et Jennifer Lawrence est réduite au statut de « mère »). Le film devient alors un grand n’importe quoi oubliant toute cohérence et toute direction aussi bien scénaristique que dans la mise en scène. Dépassé par son sujet (son ego ?), Aronofsky n’accouche que d’une coquille vide, un pensum boursoufflé à la recherche permanente de la surenchère.

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