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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Valérie Lemercier signe sa quatrième réalisation, 100% cachemire. Inspirée d'un fait divers, cette nouvelle comédie échoue à manier l'humour méchant pour s'embourber dans des impasses à la fois comiques et mélodramatiques. Un ratage.

 

 

Affiche-100--cachemire.jpg


 

Aleksandra et Cyrille forment un couple très chanceux très tendance qui apparemment a tout. Enfin tout, sauf un enfant. Alekseï, petit garçon russe de 7 ans va débarquer dans leur vie...

 

 

 

 


 

Valérie Lemercier a toujours aimé toucher à tout. Entre des "one woman shows" particulièrement réussis, une carrière d'actrice à succès et même l'enregistrement d'un album (en 1996), elle est aussi une scénariste et réalisatrice reconnue depuis son premier essai, Quadrille, en 1997, suivi de deux succès populaires, Le derrière (1999) et Palais Royal ! (2005). Après avoir entendu l'histoire d'une Américaine ayant remis dans l'avion en enfant russe adopté qui ne lui donnait pas "satisfaction", Valérie Lemercier a décidé d'en faire une comédie, histoire de relater l'horreur de ce fait divers avec humour et noirceur, ce dont elle est a priori très capable. Seulement voilà, 100% cachemire ne relève pas le défi, se révélant raté sur tous les plans.

 

Aleksandra, directrice du magazine ELLE, est riche, puissante, autoritaire, crainte, avec un mari amoureux, mais elle n'a pas d'enfant. Le couple décide d'adopter un jeune garçon russe de sept ans. Le premier quart d'heure du film est plutôt réussi, entre présentation d'un monde fait d'apparences (la mode) et d'une vie qui suit les règles de vie imposée par le diktat d'une soi-disant modernité. Il y avait là un sujet en or, celui de la superficialité d'une certaine population figée dans les apparences et la réputation. Aleksandra (Valérie Lemercier dans un rôle sur mesure mais qu'elle n'incarne jamais vraiment) compte bien choisir son fils comme elle décide de la couverture de son magazine : le plus mignon, le plus vendeur… La cruauté attendue s'effondre rapidement pour laisser place à un mélange étrange de bons sentiments qui sonnent faux et de séquences hors sujet (la nounou senior amoureuse du mari, la belle-mère envahissante, l'assistante fourbe…) qui achèvent de dérythmer le film. En dépit de quelques bons mots, Valérie Lemercier ne semble pas avoir réussi à maîtriser son sujet, prisonnière d'un fait divers qu'elle ne sait pas extrapoler. Un ratage qu'on va se précipiter d'oublier.

 

 

...HB...

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