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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

"Toute société a les crimes qu'elle mérite." Telle était, en mai 1997, l'accroche audacieuse du troisième film de Mathieu Kassovitz, Assassin(s). Un film dur, cynique, beau, émouvant, cruel et violent.

 
Affiche-Assassin-s-.jpg


Le synopsis
 

Monsieur Wagner (Michel Serrault) est un artisan. Depuis plus de quarante ans, il est payé pour tuer des gens. Et depuis plus de quarante ans, il pratique son métier avec l'amour du travail bien fait, avec une éthique ambiguë mais réelle, et selon lui nécessaire. En rencontrant Max (Mathieu Kassovitz), 25 ans, sans emploi, Wagner pense avoir trouvé son successeur. Il va s'appliquer à lui enseigner son savoir-faire et son sens de l'éthique… Mais les temps ont changé et l'éthique n'est plus ce qu'elle était…

 

Le film et son histoire

 

Mathieu Kassovitz avait pensé, cinq ans auparavant, un court-métrage avec cette idée. Après l'expérience cannoise en 1995 pour La haine (gros succès en salles), il décide de faire de cette idée son troisième long-métrage. La haine, film très brillant et très violent, "apprend beaucoup sur les médias, selon le cinéaste, et leur manque d'éthique et d'intelligence, au profit de produits faits pour vendre au plus grand nombre". Pour lui, les journalistes manquent terriblement de conscience morale et politique (il dit cela en 1995… à méditer). Avec Assassin(s), également présenté à Cannes, le cinéaste veut montrer une violence "froide et horrible" qui casse avec les effets spéciaux des films d'action, une violence et une cruauté gratuites.

 

Assassin(s) est un film sans concessions sur l'importance des messages transmis aux jeunes à travers différents médias ; la télévision et les jeux vidéo (et les images de violence qu'ils véhiculent) sont omniprésents dans le film. C'est aussi un "film de cinéma", avec de nombreuses références et "trucs visuels" (dixit le réalisateur) ; le dernier est un exemple dans le genre. Le film montre une dérive de la société parce que la notion de transmission générationnelle disparaît peu à peu.

 

Assassin(s), contrairement à La haine, reçoit des critiques incendiaires, Le Figaro déclarant même que ce film est "le plus nul depuis l'invention du cinéma". Les journalistes piégés à leur propre jeu, après avoir apporté leur crédit au long-métrage précédent?

 

Reste que Michel Serrault livre une des plus belles prestations de sa carrière et que le film est aujourd'hui une référence de genre pour de nombreux amoureux du cinéma… Les métaphores sont toujours d'actualités, 10 ans exactement après la sortie du film.



...HB...

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