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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #hugobrown
      
        Depuis un certain temps, j'évite de lire les journaux, d'écouter les actualités à la radio. Ce n'est pas par manque d'intérêt, ni par flemme ou même manque de temps. C'est un choix. Il n'est pas nécessaire à mon goût de connaître les tenants et les aboutissants du monde dans lequel nous vivons. De plus, la vraie liberté d'expression n'est parfois plus qu'un leurre puisque tant de sujets sont si tabous ou épineux que bien peu osent en parler, par crainte de "mauvais retours", voire de représailles.
    J'ai un infini respect pour le travail de Florence Aubenas. Elle a le sens du journalisme, celui d'aller sur le terrain, au péril de sa vie. J'ai un peu plus de mal à comprendre les réactions observées lors de son enlèvement. Bien évidemment, c'est inacceptable. Les auteurs de ce crime sont une honte pour l'espèce humaine du fait de leurs méthodes, et quel que soit leur "cause". Mais la journaliste, pour continuer avec cet exemple, savait où elle mettait les pieds. J'ai été profondément attristé par le traitement qui lui a été réservé en Irak, mais comme on peut l'être lorsqu'un soldat meurt au front ou un pompier dans un incendie. N'est-ce pas là ce que l'on appelle "les risques du métier"?
    Alors remettons les choses à leur place. Le monde est fait d'injustices, elles sont insupportables. Je me refuse à politiser ce blog ou à prendre un quelconque engagement, mais parle-t-on des conditions dans lesquels sont détenus les prisonniers de Guantanamo? De la difficulté de faire vivre une famille, aux portes de Paris, avec moins de 500€ par mois? Du régime russe de Poutine qui n'a de démocratie que le nom? Oui, on en parle. Mais le ton n'est pas le même. Toute injustice est inacceptable mais l'humain est capable du meilleur comme du pire. Malheureusement, la seconde possibilité est la plus souvent exploitée.
    Je me souviens du débat animé il y a quelques mois ou peut-être années, je ne me rappelle pas, quant au port du voile. Si porter le voile est un choix, si cela ne se fait pas sous la contrainte d'une mauvaise interprétation d'un livre sacré bien trop souvent inconnu des fanatiques qui l'utilisent comme alibi culturel à ce qui n'est qu'une affaire politique et financière, qui cela dérange-t-il?
   
    La liberté est la seule cause totalement défendable. Personne ne peut nous ôter notre indépendance. Alors cessons d'être manipulés par nous-mêmes. Ne jamais se laisser dominer par ses peurs, ne jamais accepter un compromis qui entacherait notre indépendance. Ces propos n'engagent bien sûr que moi. Mais j'ai toujours réclamé mon indépendance plus que tout au monde car l'humain est trop souvent son propre pire ennemi.



    Lors d'une émission télévisée, un animateur recevait Hélène Grimaud ; cette immense pianiste fait partie des rares personnes qui donnent envie de croire en l'espèce humaine. Elle parlait de sa passion pour la musique, bien sûr, cette passion qui l'a sauvée d'elle-même, mais elle confiait aussi sa relation fusionnelle avec les loups. Car elle ne se contente pas d'interprêter Schumann ou Brahms avec un talent inouï, depuis des années, elle vit en Amérique du Nord et élève des loups, son autre passion, son équilibre. L'animateur lui demanda "Pensez-vous que l'homme est un loup pour l'homme?" Quelques secondes de silence profond. Et sa réponse : "Je pense que l'homme est un homme pour l'homme."



...HB...

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Anis 16/02/2006 13:32

"L'humain est trop souvent son propre ennemi"...
sans établir un parallèle avec les loups:  "Qui veut faire l'ange souvent fait la bête"......
J'adhère assez aux termes de ton article, je crois que les médias sont particulièrement faussés actuellement, et l'information ou du moins, ce qui arrive à passer d'une certaine image de la réalité , se trouve seulement, il me semble, dans quelques films, les uns sensibles et justes (je ne suis pas là pour être aimé) et les autres particulièrement durs en termes de perte d'illusions (lord of war, et constant gardener pour ne pas les citer).
La liberté qui nous reste est sans doute celle d'apparaître et de se tenir au milieu des contradictions ; entre l'ange et la bête, l'Homme n'est il pas alors autre chose pour l'homme ? comme une sorte d'étincelle, qui soudain permet de tout éclairer et réconcilier, qui fait que "de battre le coeur peut s'arrêter"?Anis
 

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