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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #hugobrown

Pourquoi toujours écrire à la première personne? Ce n'est pas un manque d'intérêt pour le "tu". C'est plus une sorte de pudeur -est-ce le bon mot?- paradoxalement. Le "je" cache une faiblesse, des interrogations non résolues que la plume tente de résorber, des plaies que les mots tentent de panser. Je crois que c'est une évolution nécessaire. J'ai longtemps pris mon nombril comme source d'inspiration. Puis j'ai tenté de m'ouvrir à l'autre. L'inspiration vient de tout, du "tu", mais le "tu" me ramène cependant toujours au "je" car la relation à l'autre m'est indispensable, bien que difficile. Et puis, l'autre est insaisissable ; je peux tenter d'apprivoiser ce qu'il me donne et seulement ce qu'il me donne. Ce qu'il veut garder est définitivement hors de portée pour moi, et c'est là le charme du mystère que peut garder l'autre… D'où mon goût du secret et du masque peut-être… C'est une nature profonde : pourquoi donnerais-je ce que je sais vouloir garder? J'ai mal en écrivant, mais c'est un mal nécessaire, comme on dit.

 

Ce n'est pas un dédoublement de la personnalité au sens pathologique du terme que de trouver un double (voire même plus) en soi-même, notamment par l'écriture. Rechercher l'autre en soi-même requiert de longues années d'apprivoisement, d'acceptation, de réflexion… D'apaisement peut-être. Quoique… Je m'aperçois que je pense aussi le contraire.

Je ne déteste pas l'illogisme de ces paradoxes amis…


...HB...

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Anis 20/03/2006 11:49

Titre original, bien trouvé. Non il ne s'agit pas de dédoublement de la personnalité. il y aurait beaucoup à dire là dessus, et très peu en même temps: à la  base peut-être considérer que la vie repose sur : affirmation, négation, et réconciliation (ce moyen terme étant le souffle par lequel nous tenons, mais que nous ne percevons pas toujours...).Bon, d'accord ; je fais référence souvent à certaines lectures, et tout n'est pas dans les livres... Mais....le langage est important.Jacques Salomé dans un petit livre fort intéressant  "Le courage d'être soi" parle des deuils, mais aussi des naissances successives dans sa vie.
Entre autres, il évoque sa naissance à une parole personnelle, suivie d'une naissance à l'écriture :"c'est vers trente-deux ans que j'ai découvert une parole propre, dont j'entendais véritablement pour la première fois l'écho dans mes oreilles, avec des mots qui n'étaient plus empruntés à d'autres. Découverte inouïe de quelques uns de mes possibles avec, en même temps, l'irruption de désirs si  nouveaux qu'ils me renvoyaient pêle-mêle à des contradictions, à des conflits de fidélité qui ont jalonné douloureusement toute cette époque."
"Vers trente-quatre ou trente-cinq ans environ, ...j'ai éprouvé le besoin impérieux de me dire et celui d'être entendu, voir reconnu. C'était comme une fringale vorace et insatiable qui ne semble d'ailleurs pas encore totalement apaisée.Le résultat en fut un livre sous forme de roman : "Je m'appelle toi".... qui m'a valu un courrier considérable..."
 
 
 
 
 

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