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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

J'ai une tendresse particulière pour Daniel Guichard, qui connut son heure de gloire dans les années 1970 avant de tomber dans la dépression, les problèmes d'argent et aujourd'hui dans l'oubli…


Il y a deux chansons qui me touchent vraiment, qui me "parlent". La première parce que c'est moi, la seconde parce qu'elle est tout simplement belle…

 
 
JE T'AIME, TU VOIS…

paroles: Daniel Guichard / musique: J.Demarny - C.Assous

 

Je ne sais pas t'offrir des fleurs
Je ne sais pas parler d'amour
C'est que peut-être j'ai dans le cœur
Plus de tendresse que de discours
Souvent tu sais j'ai très envie
De te serrer entre mes bras
Pourtant j'hésite et je me dis
Que tu vas te moquer de moi

Je t'aime tu vois, mais je ne le dis pas
Je n'aime que toi, mais tu ne le sais pas
Je t'aime tu vois plus fort de jours en jours
Je n'aime que toi comme on aime d'amour

Je ne sais pas te consoler
Quand je vois que ça ne va pas
Et je m'en veux de m'énerver
D'être à ce point si maladroit
Le soir venu quand du t'endors
Quand je te sais trop fatiguée
Bien que je rêve de ton corps
Je n'ose pas te réveiller

Je t'aime tu vois, mais je ne le dis pas
Je n'aime que toi, mais tu ne le sais pas
Je t'aime tu vois plus fort de jour en jour
Je n'aime que toi comme on aime d'amour

 
 
MON VIEUX

paroles: Jean Ferrat / musique: M.Senlis - D.Guichard - J.Demarny - C.Assous

 
 

Dans son vieux pardessus râpé
Il s'en allait l'hiver, l'été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux

Y avait qu'un dimanche par semaine
Les autres jours, c'était la graine
Qu'il allait gagner comme on peut
Mon vieux

L'été, on allait voir la mer
Tu vois, c'était pas la misère
C'était pas non plus l'paradis
Hé oui tant pis…

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L'même autobus de banlieue
Mon vieux

Le soir en rentrant du boulot
Il s'asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux

Les dimanches étaient monotones
On n'recevait jamais personne
Ça n'le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paie quand il rentrait
On l'entendait gueuler un peu
Mon vieux

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux

Chez nous y avait pas la télé
C'est dehors que j'allais chercher
Pendant quelques heures l'évasion
Je sais, c'est con…

Dire que j'ai passé des années
A côté de lui sans le r'garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux

J'aurais pu, c'était pas malin
Faire avec lui un bout d'chemin
Ça l'aurait p't'-être rendu heureux
Mon vieux

Mais quand on a juste quinze ans
On n'a pas le cœur assez grand
Pour y loger toutes ces choses-là
Tu vois

Maintenant qu'il est loin d'ici
En pensant à tout ça, j'me dis
"J'aimerais bien qu'il soit près de moi"
Papa…



...HB...

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