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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Littérature

"On se réveille dans l'obscurité sans plus rien savoir. Où est-on, que se passe-t-il? L'espace d'un instant, on a tout oublié. On ignore si l'on est enfant ou adulte, homme ou femme, coupable ou innocent. Ces ténèbres sont-elles celles de la nuit ou d'un cachot?
On sait seulement ceci, avec d'autant plus d'acuité que c'est le seul bagage : on est vivant. On ne l'a jamais tant été : on n'est que vivant. En quoi consiste la vie en cette fraction de seconde où l'on a le rare privilège de ne pas avoir d'identité?
En ceci : on a peur.
Or, il n'est pas de liberté plus grande que cette courte amnésie de l'éveil. On est un bébé qui connaît le langage. On peut mettre un mot sur la découverte innommée de notre naissance : on est propulsé dans la terreur du vivant."

Voici l'incipit du dernier roman d'Amélie Nothomb, paru en août 2006, Journal d'Hirondelle. Un roman décrit sur la quatrième de couverture comme "un histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou". C'est l'histoire d'Urbain qui après une rupture sentimentale particulièrement douloureuse devient un tueur en série.




On retrouve la plume inimitable d'Amélie Nothomb. Le suspense d'Antéchrista et le politiquement-incorrect d'Acide sulfurique.
Un livre très fort, brut, comme le style d'Amélie, celui qui l'a imposé, auquel elle nous a habitués avec sa parution annuelle à la rentrée depuis le premier roman, Hygiène de l'assassin, en 1992.

La mort violente, une thématique inhérente à l'univers de la femme de lettres. Compassion, cruauté, cynisme et romantisme. Autant de sentiments qui s'entrechoquent avec bonheur dans chacun de ses ouvrages.

Merci, Amélie...

...HB...

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