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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Frédéric Schoendoerffer réunit pour la première fois Niels Arestrup et Gérard Lanvin dans son nouveau polar, 96 heures. Un face à face tendu qui ne fait pas assez confiance à ses deux grands interprètes.

 

 

Affiche-96-heures.jpg

 


Carré est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme). 3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel. Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.

 

 

 

 


 

Frédéric Schoendoerffer fait partie des réalisateurs surfant sur la renaissance du polar français depuis une décennie. Après Scènes de crime, Truands ou des épisodes de la série d'Olivier Marchal (Braquo), il s'est offert un duel d'acteurs à la virilité exacerbée pour 96 heures : Gérard Lanvin (déjà dans Les Lyonnais de Marchal) et Niels Arestrup (qui connaît une nouvelle carrière depuis Un prophète). Ici, Kancel, un truand, décide d'inverser les rôles en plaçant un commissaire de police en "garde à vue" pendant 96 heures dans une luxueuse villa alors qu'il vient de l'obliger à le faire sortir de prison par une très habile manipulation. Kancel ne cherche pas à quitter le pays pour se cacher, il ne pense qu'à une chose depuis qu'il est en prison : savoir qui l'a balancé. Niels Arestrup incarne donc avec force ce personnage obsédé par son désir de vengeance face à Gérard Lanvin, commissaire expérimenté qui l'a arrêté.

 

Selon le réalisateur, ce duel entre flic et truand, c'est "la guerre des nerfs", il s'agit pour l'un d'obtenir la vérité avant la fin des 96 heures et pour l'autre de gagner du temps. La question du temps est donc primordiale. Ce n'est par hasard que figure au mur La persistance de la mémoire, un tableau de Dali avec les célèbres montres "molles". "La persistance de la mémoire", c'est ce qui semble définir le personnage d'Arestrup, qui observe régulièrement le tableau, ruminant sa vengeance. Kancel et Carré partagent également le goût des belles montres, qui vont jouer un rôle central dans le déroulement de l'intrigue. Le bémol de ce film est le peu de confiance que le réalisateur semble accorder à ses interprètes. On ne retrouve presque jamais les deux hommes en réel face à face, mais plutôt le flic aux prises avec les hommes de main sous la direction de Kancel. En revanche, les trois rôles secondaires féminins sont intelligemment construits, chacun étant leur force et/ou leur faiblesse. Sylvie Testud (en flic déterminée) est particulièrement convaincante.

 

 

...HB...

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