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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Porté par une bonne critique et un bouche-à-oreilles enthousiaste, Alabama Monroe est le quatrième long-métrage du réalisateur belge Felix Van Groeningen. Mélodrame fiévreux sur fond de bluegrass, le film séduit par son montage audacieux mais déçoit par sa sentimentalité misérabiliste et ses intentions trop lacrymales.

 

 

Affiche-Alabama-Monroe.jpg


 

Didier et Elise vivent une histoire d'amour passionnée et rythmée par la musique. Lui, joue du banjo dans un groupe de Bluegrass Country et vénère l'Amérique. Elle, tient un salon de tatouage et chante dans le groupe de Didier. De leur union fusionnelle naît une fille, Maybelle...

 

 

 

 


 

Le cinéma belge, particulièrement flamand, jouit d'une belle aura depuis quelques années et notamment les récents Bullhead (lire l'article du 27 février 2012) ou La cinquième saison (lire l'article du 28 juillet 2013) pour ne citer qu'eux. Après La merditude des choses, son précédent film, remarqué en 2009, Felix Van Groeningen adapte The Broken Circle Breakdown, une pièce de théâtre de Johan Heldenbergh qui a triomphé en Belgique flamande et aux Pays-Bas.

 

Le choix de montage du film est audacieux, même s'il est loin d'être nouveau : exploser la temporalité en racontant une histoire d'amour façon puzzle. La première partie du film est intense et captivante. Le réalisateur annonce la couleur dès la première séquence : Maybelle, la petite fille, est atteinte d'un cancer. L'histoire d'amour de Didier et Elise va se construite autour de cet enfant, de sa conception inattendue à son éducation, en allant jusqu'à sa mort. C'est là que le film décroche et sombre dans un mélodrame convenu, misérabiliste et dégoulinant.

 

Le réalisateur en fait trop, accable trop ses personnages et souligne trop à quel point la-vie-est-injuste-quand-même. La douleur des parents est toujours surlignée et le choix d'un décorum américain et de la musique country masque mal le manque d'idées d'un scénario trop consensuel. Vendu comme un film écorché vif d'un auteur radical, Alabama Monroe rejoint le rang des mélodrames diffusables en masse sur les chaînes de télévision les jours de pluie.

 

 

...HB...

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