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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Alexandre Tharaud est certainement le pianiste français le plus déconcertant de sa génération. Raphaëlle Aellig Régnier lui consacre un documentaire, Alexandre Tharaud, le temps dérobé. Entre répétitions et confidences, le musicien dévoile une personnalité complexe.

 

Affiche-A-Tharaud.jpg


Plongée atypique dans l’univers d’un artiste particulièrement talentueux d’aujourd’hui : Alexandre Tharaud. Un pianiste qui a séduit un public bien au-delà de celui traditionnel de la musique classique grâce à son talent, sa sensibilité, mais aussi sa volonté de décloisonner ce monde parfois un peu figé en imaginant des aventures musicales inédites. Né de parents eux-mêmes familiers de la scène (un père chanteur d’opéra, une mère Professeur de danse à l’Opéra de Paris), Alexandre conjugue sa passion du piano et sa fertile intranquillité sous l’œil d’une caméra intimiste. Un film mené sous la forme d’une exploration de moments intimes où l’artiste est bien plus face à lui-même qu’au public, confrontation à la fois douce et brutale à sa passion, à son inaccessible étoile.

 

 

 

 


 

Alexandre Tharaud est, depuis une quinzaine d'années, parmi les pianistes français les plus appréciés. Pendant deux ans, la journaliste et documentariste franco-suisse Raphaëlle Aellig Régnier l'a suivi dans ses concerts, répétitions, enregistrements et déplacements professionnels. A bientôt 45 ans, le musicien qui déteste être filmé, mais a pourtant joué son propre rôle dans Amour de Michael Haneke (lire l'article du 23 octobre 2012), a accepté de se livrer devant la caméra de la journaliste.

 

Portrait intime, Le temps dérobé parle peu et porte parfaitement son titre, tant les confidences rares et les mots pesés du pianiste semblent arrachés, presque volés… Entre Genève, Kuala Lumpur, Paris et Québec, Alexandre Tharaud donne des concerts variés, joue aussi bien de la musique baroque, romantique ou contemporaine, et va même jusqu'à improviser une chanson de Bécaud. Il parle aussi de la solitude des gares, des aéroports, des chambres d'hôtels, propres à la condition de soliste, de sa nécessaire exigence de perfection et de la discipline qu'implique son métier. Il faut écouter avec quelle sensibilité il joue Schubert, Mozart ou Chopin… Dans sa loge, il évoque son rapport à un corps qu'il n'aime pas mais qu'il maîtrise, notamment grâce à des séances de yoga, il confesse sa rigueur et son insatisfaction permanente. Les moments de grâce sont, pour lui, aussi rares que le moment où un sablier à autant de sable dans ses deux compartiments. Mais toucher ces instants, c'est la beauté de son métier. On regrette juste que le film soit si court (1h05) tant on aurait voulu en apprendre plus sur cet homme, bercé entre humour pince sans rire et sa sensibilité toute particulière.

 

 

...HB...

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