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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Nouvel avatar d'une Amérique malade de ses armes, American Nightmare (The Purge) est un film d'anticipation horrifique par les producteurs de Sinister. Un sujet intéressant pour un résultat ambigu et aucun suspense.

 

 

Affiche-American-nightmare.jpg


 

En 2022, dans une Amérique rongée par une criminalité débridée et des prisons surpeuplées, le gouvernement a donné son accord pour qu’une fois par an, pendant 12 heures, toutes activités criminelles, meurtres inclus, soient légalisées. La police ne peut intervenir. Les hôpitaux suspendent leurs services. Une nuit durant, les citoyens sont à même de définir leurs propres règles et de faire leur propre loi, sans avoir à craindre de sanctions. Au cours d’une telle nuit hantée par la violence et le crime, une famille va devoir faire un choix – bourreau ou victime ? – face à un inconnu venu frapper à sa porte.

 

 

 

 


 

Les plus gros succès récents au box-office américain ne sont pas les énormes blockbusters mais les films horrifiques à petit budget (3 millions de dollars ici) qui rapportent beaucoup et remboursent rapidement leur mise de départ. C'est dans cette économie que The Purge (American Nightmare pour le titre français) a été conçu. Le point de départ du film (écrit et réalisé par James DeMonaco) est une remarque de la femme du scénariste suite à un accrochage avec un chauffard : "Si seulement on avait droit à un meurtre une fois par an !" Cette phrase n'a jamais quitté l'esprit de James DeMonaco, à tel point qu'il a écrit The Purge quelques années plus tard.

 

Le film est une dystopie où les USA ont réussi à réduire le taux de criminalité à presque zéro en autorisant une "purge" annuelle, 12 heures au cours desquelles aucun délit ne serait puni. Dans cet enfer moderne sous couvert de paix sociale, un homme a fait fortune en vendant des systèmes de sécurité aux plus riches familles de la région, pour les protéger de la Purge annuelle. Evidemment, pour répondre aux motifs habituels du genre, rien ne va se passer comme prévu en cette nuit. Un homme traqué va se présenter, priant de le laisser se cacher. Une bande de jeunes portant des masques d'Halloween vont menacer de rentrer en échange de l'homme en question. Ces jeunes rappellent Alex et son gang dans Orange mécanique. Le film installe une thèse intéressante mais ne parvient à aller plus loin. Tous les systèmes de sécurité vont se retourner contre la famille, comme le veulent les classiques du genre. Au final, l'idée de la purge est bien vite laissée de côté pour se conformer à une structure ultra-classique de survival movie : une famille va resserrer ses liens pour survivre face à un danger de mort. Aucune surprise et finalement un regard ambigu porté sur l'usage personnel des armes et le droit de se faire justice soi-même.

 

 

...HB...

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