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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

 

Arielle Dombasle revient à la chanson en collaboration avec Era pour un disque qui mélange grands thèmes classiques et chants sacrés. Ce septième album est l'occasion pour l'artiste de confirmer son statut hors mode.

 

 

Arielle Dombasle by Era


 

Forte d'une longue carrière d'actrice, Arielle Dombasle s'est lancée en 2000 dans la chanson avec un premier album, Liberta, qui reprenait (déjà) des grands airs classiques adapté à la sauce lyrico-pop, tout comme Extase, sorti deux ans plus tard. En 2004, elle connaît un immense succès avec d'autres reprises, cette fois de vieilles chansons d'Amérique Latine, pour célébrer ses origines. Amor Amor s'était alors classé en tête des ventes en France. Depuis, C'est si bon (2006), l'excellent et déjanté Glamour à mort ! (lire l'article du 3 mai 2009) et Diva Latina (2011) n'avaient pas fait d'éclats dans les charts. En 2013, elle décide de revenir aux fondamentaux avec un nouveau disque mêlant chants sacrés, musique classique et électro-pop lyrique. Arielle Dombasle by Era est l'association de la diva avec le groupe d'Eric Levi, qui a connu un grand succès dans les années 90 avec ses chants sacrés médiévaux revisités par la pop. L'Ave Maria de Gounod est le premier single de cette collaboration.

 

 

 

 

 


Eric Levi a confectionné un album sur mesure pour Arielle Dombasle, reprenant toutefois des éléments de son travail antérieur, notamment des versions réarrangées du célèbre Adagio de Barber, de la 5ème de Mahler ou même deux reprises d'Era, Thousand Words et After time. On retrouve sur cet album la foi chrétienne de la chanteuse et des envolées lyriques kitsch qu'elle affectionne. Elle enregistre ici une reprise qu'elle a souvent chantée sur scène, Cold song, d'après King Arthur de Purcell, rendue populaire par Klaus Nomi dans une version bouleversante en 1981. Adagio for strings (d'après Barber), Tiesto Demoni (d'après la 5ème Symphonie de Mahler), Lost Jericho (d'après une cantate de Bach) et Just close your eyes (d'après un concerto de Bach) sont de belles pièces de ce disque, naviguant entre pop new age, arrangements très années 90 mais efficaces et paroles empreintes de spiritualité. Rien de révolutionnaire mais Arielle Dombasle a créé un personnage assez fantasque pour assumer l'aspect kitsch du projet, en témoignent les très belles photos du livret. La diva ose même adapter le Miserere d'Allegri, pièce sacrée s'il en est, avec des chœurs masculins et des arrangements portant la patte typique d'Era. L'album prend parfois une direction plus dance avec le magnifique Don't take pleasure of my pain, d'après une composition liturgique de Maurice Duruflé de 1966, et sur lequel on peut entendre des chants de moines. La magnifique reprise d'Era Thousand Words, en guise de ballade finale, est agrémentée d'arrangements et d'un chœur arabisants.

 

Arielle Dombasle by Era est un disque qui ravira les fans d'Era et de l'excentrique diva, et qui agacera passionnément les détracteurs de cette musique. Peu importent les arrangements datés et le décalage de ce projet dans le marché actuel. Arielle Dombasle est une femme libre, qui ose se positionner là où personne ne va. C'est aussi cela qui en fait une artiste à la fois insaisissable et populaire.

 

 

...HB...

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