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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Nicolas Bary adapte le roman de Daniel Pennac, Au bonheur des ogres, dans son nouveau film, avec Raphaël Personnaz en tête d'affiche. Si les interprètes font ce qu'ils peuvent, le film reste un nanar poussif et peu inspiré.

 

 

Affiche-Au-bonheur-des-ogres.jpg

 

 

Dans la tribu Malaussène, il y a quelque chose de curieux, de louche, d’anormal même diraient certains. Mais à y regarder de près, c’est le bonheur qui règne dans cette famille joyeusement bordélique dont la mère sans cesse en cavale amoureuse a éparpillé les pères de ses enfants. Pour Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel et frère aîné responsable de cette marmaille, la vie n’est jamais ennuyeuse. Mais quand les incidents surviennent partout où il passe, attirant les regards soupçonneux de la police et de ses collègues de travail, il devient rapidement vital pour le héros de trouver pourquoi, comment, et surtout qui pourrait bien lui en vouloir à ce point-là ? Benjamin Malaussène va devoir mener sa propre enquête aux côtés d’une journaliste intrépide surnommée Tante Julia pour trouver des réponses.

 

 

 

 


 

Après l'adaptation des Enfants de Timpelbach d'Henry Winterfeld en 2007, Nicolas Bary revient au conte avec et pour enfants. C'est la première fois que Daniel Pennac accepte l'adaptation de son roman Au bonheur des ogres, paru en 1985. On se demande ce qui peut pousser des producteurs à mettre autant d'argent dans un scénario aussi convenu et qui ne se soucie même pas du seul intérêt de l'œuvre de Pennac, la noirceur au cœur du monde de l'enfance, ne gardant qu'un inventaire de gadgets d'un kitsch consommé.

 

Raphaël Personnaz incarne, plutôt pas mal, un "frère de famille" qui accepte de se faire insulter inlassablement pour un salaire conséquent. Autour de lui, une petite famille de demi-frères et demi-sœurs à entretenir, aussi turbulente que meeeeugnonne… Les jeunes acteurs (dont l'ado Armande Boulanger) sont assez convaincants, mais l'ensemble reste empêtré dans une guimauve digne d'un téléfilm sur une chaîne de la TNT un après-midi de Noël. C'est d'autant plus dommage que l'intrigue criminelle du roman offrait la possibilité d'une production plus dynamique et plus intelligente. Malheureusement, ici, seule l'accumulation d'effets spéciaux (très laids) semble intéresser le réalisateur.

 

 

...HB...

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