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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Le réalisateur d'Avengers change de registre en adaptant Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare. Joss Whedon livre le texte original dans un décor contemporain et en noir et blanc. Mais ces trouvailles ne sauvent pas le film de la banalité.

 

 

Affiche-Beaucoup-de-bruit-pour-rien.jpg


 

De retour de la guerre, Don Pedro et ses fidèles compagnons d’armes, Bénédict et Claudio, rendent visite au seigneur Leonato, gouverneur de Messine. Dans sa demeure, les hommes vont se livrer à une autre guerre. Celle de l’amour. Et notamment celle qui fait rage entre Béatrice et Bénédict, que leur entourage tente de réconcilier tout en essayant de déjouer les agissements malfaisants de Don Juan.

 

 

 

 


 

Joss Whedon est un touche-à-tout. Producteur, scénariste, réalisateur, monteur et compositeur de bandes originales, l'américain coscénarise Toy Story et Alien, la résurrection (dont il considèrera la réalisation de Jean-Pierre Jeunet comme un désastre) avant de créer une série que les ados du monde entier vont suivre, Buffy contre les vampires. Il réalise également de nombreux épisodes des séries Angel ou The Office avant de passer au cinéma avec un long-métrage (Serenity en 2005) puis un blockbuster, carton au box-office mondial, Avengers, en 2012 (la suite sortira en 2015). Admirateur de Shakespeare, Joss Whedon a choisi de tourner son adaptation de Beaucoup de bruit pour rien dans sa propre maison, une immense villa pourvue d'un grand jardin.

 

En misant sur le noir et blanc ainsi qu'un dispositif de distanciation en faisant dire le texte original en vêtements d'aujourd'hui, Joss Whedon fait un pari intéressant. Mais, contrairement à d'autres tentatives (Roméo + Juliette de Baz Luhrmann), cette nouvelle adaptation fait trop confiance à son minimalisme assumé. On a souvent l'impression d'une répétition filmée, ou de sketches juxtaposés, sans véritable fluidité de mise en scène. Les acteurs, plutôt convaincants, donnent le sentiment d'être en roue libre (le tournage n'a duré que douze jours) et un profond ennui finit par s'installer au bout de la première demi-heure. On regrette la fougue (certes plus classique) du film de Kenneth Branagh, sorti en 1993. Joss Whedon échoue à donner de la légèreté à son film, l'alourdissant même de séquences de transition (entre les actes) aussi inutiles que, parfois, absconses. Reste une séquence belle et inventive, celle de la piscine, qui a d'ailleurs inspiré l'affiche du film.

 

 

...HB...

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