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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Produit par Radu Mihaileanu, Caricaturistes - Fantassins de la démocratie est un document-pamphlet qui célèbre l'humour et la liberté d'expression tout en mettant en garde contre les dérives dictatoriales. Un film intelligent qui multiplie les points de vue, inégalement répartis.

 

 

Affiche-Caricaturistes.jpg


 

12 fous formidables, drôles et tragiques, des quatre coins du monde, des caricaturistes, défendent la démocratie en s'amusant, avec, comme seule arme, un crayon, au risque de leurs vies. Ils sont français, tunisienne, russe, mexicain, américain, burkinabé, chinois, algériens, ivoirien, vénézuélienne, israélien et palestinien.

 

 

 

 


 

Dans tous ses films, Radu Mihaileanu (Va, vis et deviens, Le Concert) mêle le romanesque et le politique. Ami de longue date de Plantu, il a décidé de produire et coécrire (avec la réalisatrice Stéphanie Valloatto) un documentaire sur les caricaturistes de presse, dans le monde entier. On retrouve Plantu comme guide, et co-fondateur de l'association Cartooning for Peace, mais aussi Jeff Danzinger (Etats-Unis), Michel Kichka (Israël), Baha Boukhari (Palestine), Nadia Khiari dite Willis from Tunis (Tunisie), Mikhail Zlatkovsky (Russie), Rayma Suprani (Vénézuela), Angel Boligan (Mexique), Damien Glez (Burkina Faso), Lassane Zohore (Côte d'Ivoire), Pi San (Chine), Baki Bouckhalfa et Menouar Merabtèn dit Slim (Algérie), ainsi que l'apparition de Kurt Westergaard, le dessinateur danois qui s'attira les foudres islamistes avec les célèbres caricatures de Mohamet en 2006.

 

Dans un monde où les Etats totalitaires ont rarement été aussi décomplexés, le film donne la parole aux dessinateurs de presse qui luttent, avec leurs crayons pour armes, contre l'oppression et la censure. Le tour d'horizon est plutôt complet (même s'il met un peu de côté la question chinoise) entre pays "démocratiques" ou à la situation plus complexe, surtout après le "printemps arabe". L'exemple de la Russie de Poutine est édifiant, même si le film ne se fait jamais vraiment analyste politique. Malheureusement, le film se soucie peu du côté formel et donne plus l'impression d'un reportage pour la télévision que d'un objet cinématographique, mais l'importance ne semble pas être là pour le tandem Valloatto-Mihaileanu. On ne leur en tiendra pas rigueur, juste un regret. Pour ce qui est de la France, Plantu s'avère être aussi drôle à l'oral qu'à l'écrit, avec des anecdotes concernant l'ère Sarkozy qui font rire la salle. Pour autant, le film n'est pas (trop) partisan. Dommage, cependant, que la parole ne soit pas donnée aux responsables politiques. Peut-être n'ont-ils pas voulu ou tout simplement n'ont-ils pas été contactés, l'ADN du film étant ailleurs. Mais on aurait bien aimé une "contre-analyse", qui n'aurait donné que plus de poids au combat des caricaturistes pour la liberté d'expression.

 

 

...HB...

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