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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Ridley Scott met de côté la science-fiction pour Cartel, son nouveau long-métrage avec un casting de stars et un scénario signé Cormac McCarthy. Les dialogues ciselés et une belle mise en scène pour un film à l'intrigue souvent inutilement alambiquée.

 

 

 Affiche-Cartel.jpg


 

La descente aux enfers d’un avocat pénal, attiré par l’excitation, le danger et l’argent facile du trafic de drogues à la frontière américano-mexicaine. Il découvre qu’une décision trop vite prise peut le faire plonger dans une spirale infernale, aux conséquences fatales.

 

 

 

 


 

Ridley Scott, depuis ses débuts, navigue entre des films de science-fiction dont certains sont des classiques (Alien, Blade Runner), des grands spectacles historiques (Gladiator, Kingdom of Heaven, 1492 : Christophe Colomb) et des films de gangsters politiques (American Gangster, Mensonges d'Etat, La chute du faucon noir). Cartel s'apparenterait plutôt à cette dernière catégorie, mais ce serait sans compter sur la plume de son scénariste, Cormac McCarthy. Déjà adapté à plusieurs reprises (notamment par les frères Coen pour No country for old men), le romancier livre son premier scénario original, mélangeant affaires de drogues, règlements de compte et vision nihiliste du monde moderne. Si le propos est pertinent, le récit manque parfois de clarté, à trop vouloir fuir les évidences.

 

Un avocat (Michael Fassbender, parfait) est fou d'amour pour sa compagne (Penélope Cruz) qu'il pense combler en lui offrant des diamants rares. Il se lance dans le business des cartels sans en mesurer les conséquences, avec un dealer haut en couleurs (Javier Bardem). De cet avocat, on ne saura jamais le nom, il pourrait être n'importe qui, pris dans l'engrenage fatal de la cupidité. Ridley Scott met en scène la violence inouïe des cartels (la décapitation au filin devrait rester dans les mémoires) avec ironie et un certain pessimisme. Le film peut se lire comme la métaphore dans un monde en perdition à cause de la cupidité, du pouvoir et d'un libéralisme déchaîné basé sur le principe de l'offre et de la demande (référence efficace au snuff movies à ce sujet). Cameron Diaz étonne et brille dans un rôle qui lui offre un scène déjà culte : un acte sexuel mimé sur le pare-brise d'une Ferrari, réunissant tous les symboles de la décadence du monde moderne.

 

 

...HB...

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