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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

 

Coldplay retourne à ses fondamentaux avec un sixième album intimiste et mélancolique, Ghost Stories. Loin de la grandiloquence des derniers disques, cet album somptueux évoque la rupture, inspirée par la vie personnelle de Chris Martin. Leur meilleur album depuis plus de dix ans.

 

 

Coldplay Ghost Stories


 

Depuis le premier album, Parachutes, en 2000, le groupe anglais Coldplay a gravi les marches de la gloire jusqu'à remplir des stades avec l'apogée Viva la vida…, paru en 2008. Si, en 2011, Mylo Xyloto avait un peu déçu (lire l'article du 21 janvier 2012), l'album avait rencontré un grand succès. Trois ans plus tard, Chris Martin s'est séparé de sa compagne et évoque sa douleur dans un sixième opus qui renoue avec le minimalisme des débuts. La pochette magnifique nous donne à voir des ailes d'ange survolant l'océan.

 

D'abord alléché par un titre-teaser déroutant, Midnight, en février, l'auditeur a pu découvrir le premier single officiel, Magic quelques semaines plus tard. Pièce maîtresse de ce disque, Magic est une merveille conjuguant délicates nappes électro, mélodie imparable, voix subtilement posée (avec des faux airs de Bono) et un texte bouleversant. Il chante "Call it magic / When I'm with you" et continue de croire à l'amour : "And if you were to ask me / After all that we've been through / Still believe in magic / Oh yes I do".

 

 

 

 


 

L'ouverture Always in my head annonçait la couleur : Chris Martin a toujours la mère de ses enfants dans la tête et dans le cœur. Cette introduction planante augure le meilleur et l'inconditionnel des débuts ne sera pas déçu. En revanche, les fans des envolées épiques de Viva la vida seront certainement déroutés. Ink démarre aussi sur des percussions électro avant d'offrir un son aérien et folk, dans l'ADN du groupe. Avec un tatouage, il garde son amour dans la peau. "Got a tattoo and the pain's alright / Just wanted a way of keeping you inside." Le titre suivant, True love, reste dans la thématique et séduit par ses cordes et son rythme signé… Timbaland. "Tell me you love me / If you don't, the lie… oh lie to me" entend-on, telle une mélopée sur ce morceau parmi les plus séduisants. L'hypnotique Midnight opère une césure dans le disque, comme une rêverie.

 

 

 

 


 

Une voix cristalline (celle de Jane Wever, samplé de son Sliver Chord) et un beat obsédant amorce une seconde partie (un peu) plus produite, avec Another's Arms. Sur le chemin du retour à la vie et de la quête d'un nouvel amour, Chris Martin livre une ballade qui l'on jugerait tirée du premier album, Ocean, pure merveille. La voix du chanteur a rarement été aussi bien mise en valeur. Pour trancher avec le calme de l'album (et pour s'offrir un succès radio), Coldplay invite le DJ Avicii sur A sky full of stars, le seul titre dansant de ce Ghost Stories. Une belle ritournelle, à défaut d'être un titre majeur, mais qui joue parfaitement son rôle de locomotive.

 

 

 

 


 

Quelques notes de piano introduisent O, la plage finale de cet album. Il s'agit d'une jolie ballade piano-voix, parfaite conclusion au voyage mélancolique proposé. On peut imaginer que Ghost Stories ne rencontrera pas forcément le succès massif de ses prédécesseurs, mais le disque pourrait bien s'imposer sur la durée et devenir un véritable classique de la discographie du groupe. Coldplay signe un disque enivrant, leur plus bel album depuis A rush of blood to the head.

 

 

...HB...

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