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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

 

Le nouvel album de Daft Punk est peut-être le retour le plus attendu de l'année. Huit ans après leur dernier opus, les deux français reviennent avec Random Access Memories, porté par le tube planétaire Get lucky. Un disque ambitieux et étonnant.

 

 

Daft-Punk---RAM.png


 

Le groupe Daft Punk est le plus célèbre porteur de la French Touch, courant électro né au début des années 90 et qui rivalisa alors avec la house music anglo-saxonne. On retrouve rattaché à ce courant des artistes comme Justice, Mr Oizo, Kavinsky, Cassius, Benjamin Diamond ou Etienne de Crécy. Mais les Daft Punk ont su synthétiser les influences disco-funk des années 70/80 et les sonorités plus modernes des années 90/2000. En 1997, leur premier (et meilleur) album, Homework, est une petite révolution, avec des classiques comme Around the world ou Da Funk. En 2001, ils frappent encore plus fort avec Discovery, hommage aux années 80 porté par le tube mondial One more time. Mais en 2005, leur troisième disque déçoit. Human after all réconcilie musique électronique et rock avec maladresse malgré quelques bons titres (Technologic, Make love, Television rules the nation). Après une somptueuse BO hollywoodienne en 2010 (Tron l'héritage), le groupe revient en 2013 avec Get lucky, joué avec Nile Rodgers et chanté par Pharrell Williams.

 

 

 

 


 

Get lucky est d'ores et déjà le tube de l'année, en tête des ventes dans de nombreux pays, dont la France, les USA, le Royaume-Uni, le Japon… Pour Random Access Memories, le quatrième album tant attendu et tant "buzzé" sur le net, le tandem français a fait appel à de vrais instruments et des collaborateurs de renom. Le surdoué Pharrell Williams pose sa voix sur quelques pistes, et l'on retrouve le culte Nile Rodgers à la guitare sur trois morceaux. Le créateur de Chic est le producteur mythique de tubes des années 80 comme Upside down de Diana Ross, Let's dance de David Bowie, Like a virgin de Madonna ou Spacer de Sheila.

 

Le premier titre, Give life back to music, donne le ton. Une disco-funk qui allie émotion et électro. Aux côtés de Nile Rodgers, c'est Paul Jackson Jr. qui officie à la seconde guitare. Il a produit des chansons pour Michael Jackson, Whitney Houston, Herbie Hancock, Lionel Richie, Tom Jones, Aretha Franklin, Donna Summer ou encore The Pointer Sisters. Il est également au programme de la plupart des morceaux, dont l'hymne à la fête et au sexe Get lucky, sommet du disque, qui fait et fera danser une génération sur les dancefloors. Giorgio by Moroder démarre la voix de Giorgio Moroder, pionnier de l'électro qui a bossé sur les plus grands tubes de Donna Summer (Love to love you baby, I feel love, Hot stuff) et avec David Bowie, Blondie et sur de nombreuses BO. Les boucles électro-funk s'enchaînent pour un des meilleurs titres du disque. Mais les Daft Punk nous réservent aussi quelques surprises en conviant des invités inattendus. Gonzales au piano sur la ballade Within, Julian Casablancas (des Strokes) sur Instant Crush, (futur ?) tube électro-pop particulièrement réussi (et sommet du disque avec Get lucky) ou Panda Bear (du groupe Animal Collective) sur Doin' it right, plus proche des productions passées du tandem français.

 

Lose yourself to dance, prochain single annoncé, est encore un "trio" avec Pharrell Williams et Nile Rodgers, moins excitant que d'autres titres mais au refrain efficace. Autre tube probable, Touch, co-écrit et interprété avec Paul Williams, auteur-compositeur de renom pour les Carpenters (We've only just begun) ou Barbra Streisand (Evergreen). C'est une des perles de ce disque foisonnant. La dernière partie du disque est nettement moins inventive, en dépit de jolis arrangements (Beyond, Motherboard) prouvant le talent de producteur de Daft Punk. Random Access Memories se referme sur Contact, un instrumental somptueux et grandiloquent, pure production Daft Punk, rappelant les heures de Discovery.

 

Ce quatrième disque n'est peut-être pas toujours à la hauteur de l'immense buzz / attente qui entoure sa sortie, mais Daft Punk rassure néanmoins en offrant un album ambitieux, extrêmement bien produit et alliant références passées à des arrangements actuels, sans céder à l'électro FM qui inonde le marché depuis quelques années. Random Access Memories déroutera certainement une partie du public et ceux qui s'attendent à un disque calibré pour la fête en seront pour leurs frais. En attendant, le groupe sait se renouveler et expérimenter de nouvelles directions sans jamais perdre son âme.

 

 

...HB...

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Guillaume 27/05/2013 21:43


Un commentaire à demi hors-sujet, mais je note un "retour aux sources" avec pas moins de trois articles ayant pour thème l'actualité musicale, et ce en moins d'une semaine! Un retour à
l'equilibre ciné/musique? En tout cas, il va falloir que j'écoute les CD dont il est question.


Bises


 

Hugo Brown 27/05/2013 21:58



C'est plutôt en fonction de l'actualité et de mes coups de cœur... ;-)



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