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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Hilla Medalia a suivi le professeur de danse Pierre Dulaine en Israël dans son documentaire Dancing in Jaffa. Un voyage retour pour le danseur et un film qui soulève la question de la cohabitation entre Juifs et Palestiniens.

 

 

Affiche-Dancing-in-Jaffa.jpg


 

Né à Jaffa en 1944, Pierre Dulaine quitte son pays avec sa famille en 1948 pour s’installer à l'étranger. Après une carrière internationale accomplie de danse en couple, Pierre retourne à Jaffa pour réaliser son rêve : faire danser ensemble des enfants juifs et palestiniens pour rapprocher les communautés. C'est là, selon lui, que réside toute la beauté de la danse de salon : forcer deux personnes à se déplacer en faisant qu'un.

 

 

 

 


 

Pierre Dulaine est né en  1944 à Jaffa d'une mère franco-palestinienne et d'un père irlandais. A l'âge de 4 ans, avec la création de l'Etat d'Israël, la famille quitte Jaffa et Pierre partira s'installer aux Etats-Unis à l'âge adulte. Il devient danseur de salon (quatre fois champion du monde) et fonde l'American Ballroom Theater Company avec sa partenaire Yvonne Marceau puis des cours de danse dans les écoles publiques de New York. En 2011, il décide de revenir pour la première fois dans sa ville natale pour proposer aux écoles de faire danser ensemble les enfants juifs et arabes. C'est cette expérience que la réalisatrice Hilla Medalia a décidé de filmer. Le projet a dû faire face à la résistance des parents et de certains enfants. En effet, difficile de concevoir que des filles et des garçons de confessions différentes se donnent la main pour danser, dans un contexte de cohabitation particulièrement tendu.

 

Dancing in Jaffa offre une jolie perspective de réconciliation par la voie artistique, mais reste trop souvent en surface. Le film se concentre sur les cours de danse dans cinq écoles juives, musulmanes ou mixtes, avec les difficultés pour convaincre les uns et les autres de se mélanger. On aurait aimé aller un peu plus loin, dans le quotidien des familles (piste abordée de manière trop superficielle). En dépit de cet écueil, le film met en lumière un passionné de danse qui ne ménage pas sa peine pour apprendre aux enfants (rapidement enthousiastes, c'est là l'espoir) les rudiments de la danse de salon. Pierre Dulaine, toujours facétieux et élégant, met en place un concours de danse mêlant les deux communautés, parents et enfants, avec l'espoir de gommer les traces douloureuses d'un conflit dont on ne voit pas trop comment il peut s'achever. Dancing in Jaffa est alors une bouffée d'oxygène dans un cinéma israélien souvent sombre, mais l'amertume d'une paix quasi-impossible est présente en filigrane, comme une fatalité que même la musique ne parvient à apaiser.

 

 

...HB...

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