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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Jalil Lespert redevient acteur pour le nouveau film d'Olivier Panchot, De guerre lasse. Une tragédie à mi-chemin entre polar et western urbain dans les rues de Marseille. Saturé de clichés, le film enchaîne les mauvaises idées jusqu'à l'agacement.

 

 

Affiche-De-guerre-lasse.jpg


 

Alex, fils d’un caïd pied-noir marseillais, s’est engagé dans la Légion pour échapper à un règlement de compte avec la mafia Corse… 4 ans plus tard, Alex déserte et revient sur Marseille pour retrouver Katia, son amour de jeunesse. Mais en ville les rapports de force ont changé : son père s’est retiré des affaires, laissant les Corses et les gangs des Quartiers Nord se partager le contrôle de la ville.  La détermination d’Alex va bouleverser cet équilibre fragile au risque de mettre sa famille en danger.

 

 

 

 

 


Le précédent film d'Olivier Panchot, Sans moi, sorti en 2007, était l'adaptation d'un roman de Marie Desplechin. Sept plus tard, il revient avec un scénario original porté par Jalil Lespert, Tchéky Karyo et Hiam Abbass. De guerre lasse est une énième mouture du polar nerveux à la française, redevenu populaire depuis le succès d'Olivier Marshal (36, Braquo…). Le réalisateur réunit à Marseille, filmée comme un territoire de western, des thèmes de tragédie grecque (lourd secret familial, rivalité entre clans, passé sanglant) et une réflexion sur les relations France-Algérie post-guerre.

 

La qualité du film est son excellent travail sur le son, qui évoque à lui seul tous les traumatismes d'Alex (Jalil Lespert, qui en fait des tonnes), revenu d'Afghanistan. Malheureusement, l'écriture du film est désastreuse, que ce soit par ses personnages caricaturaux (pauvres Tchéky Karyo et Hiam Abbass) et sa mise en scène sans aucune subtilité, préférant les gros effets à la suggestion. Il est facile de deviner le "secret", voulu comme le pivot dramatique, dès les premières scènes, réduisant tout suspense au néant. Olivier Panchot sabote systématiquement la moindre bonne idée et la dernière séquence est carrément grotesque. Parmi les nanars de l'année.

 

 

...HB...

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