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Un cinéphile dans la ville.

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Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Musique

 

Depeche Mode publie Delta Machine, son treizième album en plus de trente ans de carrière. Un retour aux sources et un blues électro qui font mouche.

 

 

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Quatre ans après le succès relatif de Sounds of the Universe (lire l'article du 20 avril 2009), Depeche Mode revient avec un album que le groupe annonce carrément comparable à Violator (1990) et Songs of Faith and Devotion (1993), deux albums mythiques qui contiennent pêle-mêle les tubes Enjoy the silence, I feel you, Personal Jesus ou Policy of Truth. En effet, Delta Machine est un album majeur dans leur discographie, comme l'étaient le mal aimé Ultra (1997) ou le plébiscité Playing the angel (2005). Il faut dire que le lead-single annonçant ce retour avait de quoi dérouter. Heaven est une chanson certes sublime mais pas représentative du reste de l'opus, plus dur et plus sombre.

 

 

 

 


 

Dès la sortie de l'album, Depeche Mode lance Soothe my soul comme deuxième extrait, dans la pure veine des tubes du groupe. D'ailleurs, outre Ben Hillier à la production, ce disque marque les retrouvailles avec un habitué : Mark 'Flood' Ellis au mixage pour la première fois depuis Songs of Faith and Devotion, qui a également travaillé sur Achtung Baby et Pop pour U2, et sur les disques les plus emblématiques de Nine Inch Nails ou The Smashing Pumpkins. Depeche Mode a décidé de revenir à la source du blues (le "Delta" du titre faisant d'ailleurs référence au Delta Blues, un des premiers style de blues, dans le Mississippi) et de l'utilisation qu'ils font des machines et de l'électronique.

 

 

 

 


 

Delta Machine s'ouvre sur le somptueux et sombre Welcome to my world, introduction qui invite à redécouvrir l'univers du groupe et sera certainement l'ouverture des concerts à venir. Angel (qui aurait fait un premier single parfait) enfonce le clou et assomme de ses basses lourdes et de la voix mythique de Dave Gahan. Secret to the end et Broken rappellent l'électro rythmique des précédents disques (Playing the angel surtout) alors que My little universe étonne par sa production minimaliste, composée de beats analogiques totalement eighties. Slow porte bien son nom, revisitant la ballade électronique, dans la lignée des sonorités du groupe, avec un riff de guitare évoquant les origines du blues. On n'est pas étonné d'apprendre que ce titre vient des maquettes de Songs of Faith and Devotion tant on pense au travail sur I feel you. Un des meilleurs morceaux de Delta Machine au final. The child inside, chanté par Martin L. Gore, le compositeur, offre une pause langoureuse avant que Dave Gahan ne reprenne les rênes sur le survitaminé Soft Touch / Raw Nerve, à la rythmique entêtante et qui pourrait devenir un tube, avec son riff seventies et sa production new wave. Une des plus belles mélodies de l'album se présente sur Should be higher, avec des vocalises plus aigües que jamais de Gahan. Le texte est le plus sombre du disque : "I saw you at your best I knew you at your worst (…) I couldn't save your soul I couldn't even take you home". Pour clôturer Delta Machine, Depeche Mode propose le meilleur titre de l'album, Goodbye, parfait mélange entre blues (une guitare qui reste dans l'esprit dès la première écoute, proche de celle de Personal Jesus) et électro, l'essence du groupe, un petit chef-d'œuvre.

 

Avec Delta Machine, Depeche Mode s'impose encore une fois comme une des meilleures formations en activité. Inventif et fidèle à son essence, le groupe livre un disque intense et sombre qui ravira son public sans pour autant convaincre ses détracteurs. Après plus de trente ans d'existence, Depeche Mode en a encore sous le capot.

 

 

...HB...

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