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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Pascal Rabaté donne à son burlesque une tonalité plus mélancolique dans son nouveau film Du goudron et des plumes. Une comédie romantique et sociale qui manque un peu de rythme et de l'aspect farfelu des précédentes réalisations de Rabaté.

 

 

Affiche-Du-goudron-et-des-plumes.jpg


 

L'été arrive à Montauban, avec les vacances, les barbecues… et le "Triathlon de l’été", compétition populaire télédiffusée. Christian, divorcé et commercial aux petites combines, n'a d’autre joie que sa fille de 12 ans. Par amour pour elle et pour racheter tous ses petits mensonges, il accepte de participer à ce grand rendez-vous sportif. Le jour où il rencontre Christine, mère célibataire et enceinte, tout semble concorder pour que Christian prenne un nouveau départ.

 

 

 

 


 

Pascal Rabaté, en deux films, Les petits ruisseaux (2010) et Ni à vendre ni à louer (lire l'article du 9 juillet 2011), a su donner un ton dans la comédie française, entre influence de Jacques Tati et fantaisie poétique. Le bédéaste livre un troisième long-métrage dans lequel il retrouve sa bande d'acteurs (Daniel Prévost, Charles Schneider, David Salles) et des petits nouveaux, dont les héros Sami Bouajila et Isabelle Carré. Après la station balnéaire, Rabaté investit un nouvel espace né au XXème siècle et qu'il filme avec un souci du détail et des cadrages à la Tati : la banlieue pavillonnaire. Les maisons sont uniformisées et les voisins (versions exagérées de clichés) sont l'objet de running gags visuels façon bande dessinée.

 

La fraîcheur qui caractérisait les deux premiers films de Pascal Rabaté s'efface un peu ici pour laisser place à une satire sociale, mais jamais vraiment prise au sérieux. Le réalisateur aborde, sans trop oser, le chômage et le racisme ordinaire, mais le scénario, lui, ne sort jamais d'une ligne droite ultra-prévisible. On apprécie toujours les trouvailles visuelles (voiture "termite" de fonction, ronds-points à la décoration étrange -du pistolet au carambolage) et les cadrages étudiés, Sami Bouajila se révèle à chaque film de plus en plus stupéfiant, mais l'ennui finit par s'inviter devant ce spectacle trop balisé. Une certitude néanmoins, Daniel Prévost, ici dans un second rôle, a trouvé un réalisateur qui sait le regarder et lui donner sa juste dimension.

 

 

...HB...

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