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Un cinéphile dans la ville.

Un cinéphile dans la ville.

Critiques ciné et autres.

Publié le par ...HB...
Publié dans : #Cinéma

 

Avant sa retraite (sans cesse) annoncée, Steven Soderbergh livre un nouveau film, Effets secondaires. Thriller sur fond d'industrie pharmaceutique, le film est porté par un scénario malicieux.

 

 

Affiche-Effets-secondaires.jpg


 

Jon Banks est un psychiatre ambitieux. Quand une jeune femme, Emilie, le consulte pour dépression, il lui prescrit un nouveau médicament. Lorsque la police trouve Emilie couverte de sang, un couteau à la main, le cadavre de son mari à ses pieds, sans aucun souvenir de ce qui s’est passé, la réputation du docteur Banks est compromise…

 

 

 

 


 

Effets secondaires est le quatrième film de Soderbergh en 18 mois. Le cinéaste a réalisé 26 films en 24 ans, depuis Sexe, mensonges et vidéo, premier film et Palme d'or en 1989. Ce film devrait être son avant-dernier, puisque l'ultime, Behind the Candelabra devrait sortir dans quelques mois. Néanmoins, étant donné l'appétit de cinéma de Soderbergh, on peut être sûr qu'il reviendra très vite… En véritable boulimique, il a encore une fois multiplié les casquettes ici, sous divers pseudos : Peter Andrews (directeur photo) ou Mary Ann Bernard (montage) sont Soderbergh lui-même.

 

Effets secondaires se place dans la lignée de Contagion, sorti en octobre 2011 et déjà centré sur une vision paranoïaque de l'épidémie et de l'industrie pharmaceutique. Mais là où Contagion échouait, ce nouveau film réussit, dans un suspens quasiment hitchcockien. La première demi-heure du film emmène le spectateur sur la piste du film à thèse contre le monde pharmaceutique et les dérives consuméristes liées aux médicaments. Dans une mise en scène toujours précise, le cinéaste plonge le spectateur dans la tête de l'héroïne Emily (Rooney Mara, très convaincante). Puis le film prend un tour de thriller, dans un virage à 180 degrés orchestré de manière assez virtuose, dans la grande tradition du film noir.

 

Steven Soderbergh tourne beaucoup, trop peut-être. Aussi Effets secondaires souffre-t-il de quelques impasses, de quelques facilités, mais le scénario balade le spectateur habilement jusqu'à une série de twists dans les dernières vingt minutes. Jude Law est remarquable face à une Catherine Zeta-Jones dont les expressions de visage trahissent malheureusement trop tôt sa duplicité. En dépit de ces réserves, Effets secondaires tient en haleine et offre un vrai moment de divertissement.

 

 

...HB...

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